Le Projet Imagine déploie son Programme “Écoles Imagine” au Vietnam avec l’association Planète Enfants & Développement

Le Projet Imagine déploie son Programme “Écoles Imagine” au Vietnam avec l’association Planète Enfants & Développement

Le Projet Imagine déploie son Programme “Écoles Imagine”
au Vietnam avec l’association Planète Enfants & Développement !

Notre Programme “Ecoles Imagine” rencontre un beau succès !

Vous le savez, depuis la rentrée scolaire de septembre, dans toute la France, ce sont près de 1600 élèves qui, de la maternelle au lycée, suivent notre parcours d’apprentissage du Vivre Ensemble. Les valeurs de solidarité et d’engagement défendues par ce programme, ayant une portée universelle, nous travaillons au déploiement de ce dernier à l’international. Ainsi, l’aventure a d’ores et déjà commencé au Vietnam grâce au concours de l’association Planète Enfants & Développement qui nous aide à expérimenter le Programme « Ecoles Imagine » auprès de jeunes âgés de 13 à 18 ans.

Quelle joie de voir le Programme « Ecoles Imagine » être adopté à l’autre bout du monde !

✹ Vous pouvez participer ✹

Notre partenaire Planète Enfants & Développement a mis en place une campagne helloasso afin de récolter les fonds nécessaires au bon déroulement des sessions (traduction des supports, achat de matériels, organisation d’une cérémonie…) et permettre ainsi à des jeunes défavorisés de bénéficier de notre programme dans les meilleures conditions possibles.  

Merci de rendre ce projet réalisable !

Il était une fois… un beau partenariat !

Lorsque Marjory Wachtel, responsable de programmes de Planète Enfants & Développement au Vietnam, découvre l’histoire de notre fondatrice Frédérique Bedos et le Programme « Ecoles Imagine » via les réseaux sociaux, c’est le coup de foudre ! Sensible à notre message comme à notre parcours d’apprentissage du vivre ensemble, elle décide d’expérimenter notre programme sur place, à Ho Chi Minh City, où son association travaille déjà avec plusieurs centres de formation professionnelle.

Nos deux entités ont alors travaillé main dans la main et dès le mois de décembre dernier, les premières séances de notre programme ont pu débuter dans deux écoles, à Nhan Dao et Hung Vuong, auprès d’une trentaine d’élèves. Cette première phase qui se terminera en février porte sur des thématiques aussi fortes que variées : vivre ensemble, migration, égalité femmes-hommes, changement climatique… 

Planète Enfants & Développement : grandir dans un monde meilleur

Depuis 35 ans, Planète Enfants & Développement va à la rencontre des plus vulnérables avec un seul objectif, donner la même chance à tous les enfants. L’association donne les moyens aux populations, familles, éducateurs et pouvoirs publics de les protéger et les stimuler par des services de santé, d’éducation, d’insertion et d’accompagnement familial. Présente en France et au Vietnam où elle est active depuis 1993, elle est également implantée dans trois autres pays : le Cambodge, le Népal et le Burkina Faso.

En savoir plus

Nous ne pouvions que nous joindre à la mission d’éducation et d’éveil à la conscience citoyenne chez les jeunes de cette association !

Découvrez le journal de bord !

Chaque séance fait l’objet d’un compte-rendu détaillé agrémenté de nombreuses photos. Des contenus enrichissants et stimulants à découvrir !

Nous adressons de chaleureux encouragements à notre nouveau partenaire et à ses membres qui s’activent au quotidien avec courage et détermination pour accompagner les nouvelles générations vers un avenir meilleur.  

Nous en profitons pour  souhaiter un merveilleux Têt – le Nouvel an vietnamien – à nos élèves Imagine !

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 4 (Hung Vuong) – L’égalité de genre

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 4 (Hung Vuong) – L’égalité de genre

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Séance 4

L'égalité de genre

Programme Ecoles Imagine - Séance n°4 à Hung Vuong - L'égalité de genre

13 juin 2020.

Après une longue période de pause liée au covid-19 et à la reprise progressive des cours au Vietnam, nous avons enfin pu retrouver les élèves de l’école professionnelle de Hung Vuong et poursuivre le club Imagine !

Néanmoins, peu d’élèves ont repris les cours. La crise sanitaire a entrainé une crise économique pour beaucoup de familles d’étudiant.e.s et certain.e.s ont dû trouver un travail pour aider financièrement leur famille. 12 élèves ont participé au club.

La première activité a amené les étudiant.e.s à débattre de la place des hommes et des femmes dans la société. Les deux sexes se sont vus attribuer une valeur : 5000 pour les filles et 2000 pour les garçons. Il.elle.s devaient alors se regrouper pour atteindre les sommes demandées par Hoa (le facilitateur). Il y avait seulement 2 filles dans la classe, et cette disparité à montrer qu’il était complexe d’atteindre les totaux lorsqu’ils étaient élevés. Après un échange entre les étudiant.e.s, il.elle.s ont conclu que lorsque la parité n’est pas atteinte, les décisions prises par exemple, ne reflètent pas la réalité comme les hommes, en général plus nombreux, sont plus représentés.

Homme et femme, quelle différence ?

Répartis en 3 groupes, les élèves ont énuméré les différences qu’il.elle.s connaissaient entre les deux sexes. Chaque groupe a énuméré de nombreuses caractéristiques, principalement physiques : pour eux.elles, la principale différence repose sur les organes reproductifs.

Hoa les a alors encouragés à pousser leur réflexion, sur ce qu’une femme représente pour la société vs ce qu’un homme représente, et les étudiant.e.s ont énuméré de nombreux stéréotypes : le rose est pour les filles, le bleu pour les garçons ; l’homme apporte le revenu au foyer, la femme reste à la maison, etc.

Pour faire suite à cet échange, Hoa a invité les groupes à discuter des inégalités de genre qu’il.elle.s connaissent : Inégalité salariale, inégalité face à l’emploi, double charge mentale pour les femmes, les femmes sont plus sujettes à la violence, etc.

Au Vietnam, la tradition familiale prime et les femmes, bien que leur rôle soit essentiel pour maintenir la famille unie, sont moins bien considérées en société.

Pour terminer, les élèves ont proposé à tour de rôle des solutions pour réduire les inégalités de genre. Pour Minh Anh, il faudrait améliorer la communication sur la thématique pour que les hommes et les familles prennent conscience des inégalités. Loc a suggéré que la parité dans les institutions et les entreprises soit imposée.

En milieu urbain, le Vietnam compte 96 hommes pour 100 femmes. Ce ratio alarme les autorités locales qui se posent la question de l’avenir des hommes qui ne pourront se marier et fonder une famille, mais la question de l’investissement des femmes dans la société reste sous silence.

13 juin 2020.

Après une longue période de pause liée au covid-19 et à la reprise progressive des cours au Vietnam, nous avons enfin pu retrouver les élèves de l’école professionnelle de Hung Vuong et poursuivre le club Imagine !

Néanmoins, peu d’élèves ont repris les cours. La crise sanitaire a entrainé une crise économique pour beaucoup de familles d’étudiant.e.s et certain.e.s ont dû trouver un travail pour aider financièrement leur famille. 12 élèves ont participé au club.

La première activité a amené les étudiant.e.s à débattre de la place des hommes et des femmes dans la société. Les deux sexes se sont vus attribuer une valeur : 5000 pour les filles et 2000 pour les garçons. Il.elle.s devaient alors se regrouper pour atteindre les sommes demandées par Hoa (le facilitateur). Il y avait seulement 2 filles dans la classe, et cette disparité à montrer qu’il était complexe d’atteindre les totaux lorsqu’ils étaient élevés. Après un échange entre les étudiant.e.s, il.elle.s ont conclu que lorsque la parité n’est pas atteinte, les décisions prises par exemple, ne reflètent pas la réalité comme les hommes, en général plus nombreux, sont plus représentés.

Homme et femme, quelle différence ?

Répartis en 3 groupes, les élèves ont énuméré les différences qu’il.elle.s connaissaient entre les deux sexes. Chaque groupe a énuméré de nombreuses caractéristiques, principalement physiques : pour eux.elles, la principale différence repose sur les organes reproductifs.

Hoa les a alors encouragés à pousser leur réflexion, sur ce qu’une femme représente pour la société vs ce qu’un homme représente, et les étudiant.e.s ont énuméré de nombreux stéréotypes : le rose est pour les filles, le bleu pour les garçons ; l’homme apporte le revenu au foyer, la femme reste à la maison, etc.

Pour faire suite à cet échange, Hoa a invité les groupes à discuter des inégalités de genre qu’il.elle.s connaissent : Inégalité salariale, inégalité face à l’emploi, double charge mentale pour les femmes, les femmes sont plus sujettes à la violence, etc.

Au Vietnam, la tradition familiale prime et les femmes, bien que leur rôle soit essentiel pour maintenir la famille unie, sont moins bien considérées en société.

Pour terminer, les élèves ont proposé à tour de rôle des solutions pour réduire les inégalités de genre. Pour Minh Anh, il faudrait améliorer la communication sur la thématique pour que les hommes et les familles prennent conscience des inégalités. Loc a suggéré que la parité dans les institutions et les entreprises soit imposée.

En milieu urbain, le Vietnam compte 96 hommes pour 100 femmes. Ce ratio alarme les autorités locales qui se posent la question de l’avenir des hommes qui ne pourront se marier et fonder une famille, mais la question de l’investissement des femmes dans la société reste sous silence.

Programme Écoles Imagine au Vietnam – séance 4 (Nhan Dao) – Les inégalités femmes-hommes

Programme Écoles Imagine au Vietnam – séance 4 (Nhan Dao) – Les inégalités femmes-hommes

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Séance 4

Les inégalités femmes-hommes

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 9 janvier 2020

La quatrième session du club Imagine s’est focalisée sur le thème du genre et les élèves ont particulièrement apprécié le sujet.

Têt : le Nouvel an lunaire

Au Vietnam, tou.te.s s’activent à préparer Têt, le Nouvel an vietnamien, qui célèbre le dernier cycle lunaire de l’année 2019 et entame l’année 2020. Le premier jour de la nouvelle année annonce le printemps et symbolise le renouvellement de la nature et le renouveau de toute chose.

Le culte des ancêtres est très important au Vietnam. Aux douze coups de minuit lors du Nouvel an lunaire, tous les membres d’une famille sont réunis et invitent leurs ancêtres à revenir parmi eux le temps de la semaine du Têt. Lors de Têt, beaucoup de citadin.e.s prennent des congés avant et après la célébration pour retourner dans leur famille et honorer les traditions.

Cette année, la période du Têt commence le 25 janvier, mais tou.te.s les vietnamien.ne.s sont en congé du 23 au 29. Or beaucoup de personnes, dont les étudiant.e.s, sont déjà en vacances. Ceci explique la présence de seulement 18 élèves au club et pourquoi la prochaine session Imagine aura lieu seulement début février, une fois les festivités terminées !

La “valeur des sexes”

Après une petite chanson à geste pour se motiver, Mr Hoa a lancé le premier jeu. Sur les 18 participant.e.s, seulement deux sont des filles. Il a alors attribué une valeur différentes aux filles (VND 20,000 = 0,78€) et aux garçons (VND 10,000 = 0,39€). Hoa a alors annoncé un nombre et les élèves devaient se regrouper pour le réaliser. Pour atteindre 40,000 dongs vietnamiens (VND) : deux filles étaient suffisantes alors qu’il fallait quatre garçons. Plus les nombres étaient importants, plus les garçons des différents groupes devaient convaincre les filles pour qu’elles les rejoignent. Le facilitateur a alors profité de cette activité pour aborder les inégalités de genre.

Au Vietnam en 2019, 114 bébés garçons sont nés pour seulement 100 naissances de filles. A ce rythme, en 2050 le Vietnam comptera beaucoup trop d’hommes qui ne pourront pas trouver de femmes pour se marier. Les élèves ont été très ouverts lorsque les discussions ont porté sur la question du mariage homosexuel et du changement de sexe, afin de répondre au manque de femmes. Tuyen a partagé que le gouvernement Chinois fait face au même problème et qu’une loi sur la polygamie a été acceptée pour permettre aux femmes d’avoir plusieurs maris.

Loi, quant à lui, pense que si le déséquilibre homme-femme devient trop important, les femmes pourraient bientôt dominer le monde ; idée que ses camarades ont accompagné d’applaudissements.

Les différences entre les sexes

L’activité suivante avait pour objectif d’amener les étudiants à réfléchir sur les différences entre les hommes et les femmes. En groupes, ils ont débattus sur le sujet pendant un long moment, ils ont beaucoup échangés sur la thématique et ont trouvé des différences très pertinentes.

Chaque groupe a ensuite présenté son travail. Le premier groupe, nommé Juventus, s’est focalisé sur les caractéristiques physiques qui différencient les deux sexes : les femmes ont les cheveux longs, le nez plus haut, alors que les hommes ont la peau plus épaisse et une voix plus grave. Il.elle.s se sont également intéressé.e.s aux rôles attribués par la société à chacun.e : les femmes restent à la maison pour faire les tâches ménagères, elles ne peuvent pas faire de travail physique et porter de lourdes charges, etc. Les hommes, eux, ne peuvent pas porter de talons !

Le second groupe a différencié les caractéristiques reproductives des deux sexes et les différences biologiques. Il.elle.s ont prouvé qu’il.elle.s étaient attentif.ve.s pendant leur cours de SVT !

Le dernier groupe, nommé “Love is Love” en soutien au mariage homosexuelle, s’est focalisé sur les différences fonctionnelles dans la société. Notamment sur le fait que la société patriarcale accorde plus d’importance aux hommes qu’aux femmes, avec l’idée que les hommes seraient plus sensibles au poids des faits lors d’une prise de décision que les femmes, qui seraient plus émotionnelles. Ils ont aussi ajouté que les femmes auraient un sens de l’esthétique plus développé que les hommes, mais pour eux.elles, les personnes homosexuelles sont également très raffinées.

Hoa a conclu l’activité en résumant que les différences physiques entre les hommes et les femmes viennent purement de leur sexe, alors que les attributs sociétaux (normes et stéréotypes) appartiennent au genre. La société vietnamienne est très patriarcale et les hommes ont plus de pouvoir au sein de leur famille et des institutions. Simple exemple, les enfants adoptent le nom de famille de leur père et non de leur mère.

Les inégalités à l’échelle locale

Le dernier jeu visait à faire parler les étudiant.e.s des inégalités qu’il.elle.s perçoivent dans leur communauté. Pour désigner qui aura la parole, il.elle.s se sont fait passer une balle tout en chantant différentes comptines vietnamiennes, lorsque la chanson se termine, l’élève qui a la balle, a la parole.

Can a expliqué que les bourses d’études que reçoivent les élèves varient en fonction du sexe, son frère reçoit une subvention plus importante que sa sœur.

Thao Tran a partagé que sa grand-mère est d’origine chinoise, et qu’elle aime plus ses frères qu’elle, juste parce qu’elle est une fille et qu’elle est considérée comme un fardeau dans la société en Chine.

Khoa affirme éviter de monter à l’arrière d’une moto lorsque c’est une femme qui conduit, car pour lui, elles conduisent mal.

Pour conclure, il.elle.s ont partagé un exemple concret montrant que la femme est moins considérée que l’homme en société : pour Têt, une femme mariée va se rendre dans la famille de son mari pour honorer les traditions et accomplir les tâches domestiques pour sa belle-mère, délaissant ainsi sa propre famille.

Bonne année lunaire 2020 à tou.te.s et rendez-vous en février pour la suite des aventures Imagine !

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 3 – Echange et confrontation

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 3 – Echange et confrontation

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Séance 3

L'échange et la confrontation des points de vue

A l'école de Hung Vuong - samedi 4 janvier 2020

La session 3 du programme Imagine s’est déroulée samedi 4 janvier, de 9h à 11h30, avec Hoa comme facilitateur et Isabelle de PE&D.

14 étudiant.e.s, dont 2 filles, ont participé !

La séance était sur le thème de l’échange et de la confrontation des points de vue.

Pour commencer, les étudiant.e.s ont fait des petits brise-glaces pour introduire la séance. Le premier était notamment le jeu des 7 différences. L’objectif ici était de montrer aux étudiants qu’en apparence les deux images paraissent identiques, mais que lorsque l’on s’intéresse aux détails, elles comportent des différences. Par groupes de 4, les élèves se sont pris au jeu et ont apprécié l’activité. Ils.elles ont appris qu’il y a plusieurs façons de comprendre un même problème et qu’il y a toujours plusieurs facettes à un enjeu sociétal. Il est donc important de partager ses opinions pour avoir une vision holistique des problèmes.

 

« Suivez le chef ! »

Le second jeu s’apparente à celui du.de la « chef.fe d’orchestre ». Tous.tes les étudiant.e.s s’assoient en cercle, un.e leader sera alors désigné.e pour réaliser une série de gestes de son choix, que les autres élèves devront reproduire. Avant de désigner le.la chef.fe d’orchestre, une personne sort de la salle, et ce sera à elle de retrouver ensuite qui est le.la meneur.se. Le.la chef.fe d’orchestre doit changer de mouvements et être suivi.e par ses « musiciens.nes » très rapidement, pour que la personne extérieure au cercle ne le.la repère pas. S’il.elle désigne la bonne personne alors il.elle revient s’asseoir dans le cercle et celui.celle qui était le.la leader prend sa place. Les étudiant.e.s ont beaucoup ri durant ce jeu et ont également pu dévoiler leurs meilleurs mouvements issus des chorégraphies de K-Pop en vogue au Vietnam.

Débats

Cette activité a pour objectif de donner aux étudiant.e.s la possibilité de prendre position sur une thématique sociétale actuelle et de la défendre. Avec l’aide d’une affiche divisée en deux parties « Je suis d’accord » et « Je ne suis pas d’accord », les élèves choisissent un camp et doivent expliquer leur avis. Différents sujets ont été proposés : encourager un.une ami.e à arrêter de fumer, ramasser les ordures, l’acte de jurer, aider quelqu’un dans le besoin, etc.  

Après toutes ces interactions, une pause s’impose ! Chacun.e était ravi.e de discuter librement et de savourer les fruits du dragon, mangues, pommes et autres fruits pendant ce moment convivial !

Le procès fictif

Les élèves se sont répartis en groupes de 4 ou 5 pour jouer des petits procès fictifs. Il.elle.s se sont assigné.es différents rôles pour rendre les situations plus concrètes : l’avocat.e, l’accusé.e, le.la juge, la victime et la.le témoin. En fonction de leur rôle et de la situation, ils ont dû jouer un certain personnage, ce qui les a obligés à prendre une certaine position. Il.elle.s ont échangé  à la fin sur leur perception du problème et leur ressenti face à la situation.

Les procès abordaient de nombreux sujets actuels : être en couple, grossesse précoce, mariage, etc.

Ici aussi, l’objectif était pour les élèves de comprendre qu’il faut observer un problème sous tous ses angles avant de prendre une décision finale, qui peut avoir un impact important sur la vie d’une personne. On dit souvent, qu’il ne faut pas oublier la partie cachée de l’iceberg : échanger son point de vue permet de mieux comprendre et analyser une situation.

Hoa leur finalement rappelé qu’en participant au projet imagine il.elle.s s’engageaient à venir à toutes les séances afin de pouvoir réaliser, lors de la deuxième partie du programme, leur projet sur un sujet sociétal important à leurs yeux !.

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 2 janvier 2020

La troisième session s’est déroulée le jeudi 2 janvier à Nhan Dao sur le thème « Comment confronter différentes opinions et respecter les autres ? »

23 étudiant.e.s nous ont rejoint pour une autre session Imagine forte en émotions !

Après un petit jeu brise-glace sportif pour se dégourdir, il.elle.s ont commencé la première activité. L’objectif est d’améliorer la coordination « œil-main » par le jeu du « Lady, tiger, hunter ! », qui s’assimile à notre « pierre, feuille, ciseaux ».

 

Pour répondre au thème de cette séance, le deuxième jeu était basé sur la sensibilisation au genre, par les différents stéréotypes qui lui sont liés. La classe était divisée en deux groupes : les poules et les coqs. Le premier groupe devait dire une action en lien avec le coq et l’autre devait lui répondre. Nous avons donc eu la poule qui a séduit le coq, mais le coq l’a rejeté. La poule lui a pardonné. La poule est plus sage mais le coq est plus sophistiqué. Le coq a manipulé la poule et la poule a respecté le coq.

Mr Hoa a relevé quelques mots que les élèves ont employés sur une feuille et a demandé aux étudiant.e.s de les définir. Des stéréotypes sur les comportements des filles et les garçons ont ainsi été révélés : les femmes sont plus délicates, gentilles et indulgentes, elles ont plus de respects pour les hommes. Au contraire, ceux-ci sont perçus comme forts et parfois agressifs.

 

Perceptions

Mr Hoa a projeté une image d’un 9, incliné à 90 degrés : quel est alors ce chiffre ? Les élèves ont eu beaucoup de difficultés à affirmer s’il s’agissait toujours d’un 9 ou plutôt d’un 6. Le facilitateur a alors expliqué qu’il pouvait y avoir plusieurs perceptions pour un même  problème et que dans cet exercice, le chiffre peut être à la fois un 6 et un 9 en fonction de l’angle de vue que l’on choisit.

Sur le même thème, les élèves ont dû comptabiliser le nombre de visages cachés dans la photo ci-contre. Aucun des groupes n’a trouvé le même nombre de visages, ce qui démontre que chacun regarde sous un angle spécifique un problème et qu’il faut prendre le temps d’analyser et d’écouter les points de vue de tous.

 

Débats

La session de débat est ouverte ! Chaque étudiant.e a eu l’opportunité d’échanger son idée sur un problème social important pour lui.elle. Répartis en quatre groupes, il.elle.s ont reçu une affiche divisée en deux colonnes : « Je suis d’accord » vs « je ne suis pas d’accord ». Les élèves ont dû choisir une position sur le sujet et la défendre devant la classe. Les sujets traitaient du fait d’encourager un.e ami.e à arrêter de fumer, de jurer, de ramasser les ordures, aider quelqu’un dans le besoin, etc.

Pour Thanh Tuyen, il n’y a pas besoin d’aider un.e ami.e à arrêter de fumer. Il est important de lui présenter les effets néfastes de la cigarette, mais il est de la responsabilité individuelle de chacun de fumer ou non. Au contraire, pour Thien Phuoc, il faut encourager ses ami.e.s à arrêter de fumer, car c’est une responsabilité collective d’aider ses proches. Quoc Anh partage cette idée, car fumer affecte également les personnes autour qui respirent le même air.

Sur le sujet des injures, quelques étudiant.e.s ont partagé qu’il.elle.s acceptent quand leurs ami.e.s en disent, car cela signifie que la personne est en confiance dans un groupe et que jurer peut être une méthode pour relâcher son stress. Au contraire, pour les autres, jurer est inacceptable et nuit au groupe dans son ensemble.

L’activité a porté ses fruits et à permis à chacun de prendre position et de s’exprimer sur des problèmes sociaux actuels. Certains étudiants très doués pour débattre se sont montrés très enthousiastes !

Pour se détendre après toutes ces interactions, nous avons profité d’une pause thé fort agréable. Huu Nhat a ensuite entamé une chanson que tout le monde a repris en cœur.

 

Le procès fictif

Par groupe les élèves vont de nouveaux débattre sur un sujet de société : être en couple, l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Les élèves se sont alors répartis les rôles du juge, de l’avocat, du plaignant et de l’accusé.

Le premier « procès » était sur le sujet de la cohabitation qui a conduit à une grossesse précoce. L’avocat du plaignant a argumenté sur le fait que c’était contre la loi d’avoir des relations sexuelles avant 18 ans, et que même si les deux personnes vivaient sous le même toit, elles n’étaient pas mariées ce qui rendait l’accusé coupable. Les retours des élèves sur ce procès ont montré qu’il n’était pas spécifié que le couple avait moins de 18 ans, l’avocat ne peut alors pas se prononcer sur la culpabilité de l’accusé.

Le second cas concernait le mariage entre deux personnes de même sexe. Les élèves se sont montrés très créatifs et ont mis en scène une petite pièce de théâtre dans laquelle deux jeunes hommes étaient critiqués par les parents d’un des deux garçons. Les parents ont ensuite porté plainte contre l’amant de leur fils pour l’avoir séduit. Pour l’avocat, il ne s’agit pas d’un crime car dans l’histoire vietnamienne on dénombre d’autres histoires d’amour entre des personnes de même sexe. L’amour n’a pas de limite et le sexe n’est pas l’aspect le plus important de l’amour. Les élèves ont également abordé la thématique des techniques modernes médicales pour que les couples homosexuels puissent avoir des enfants. Les élèves ont beaucoup de connaissances des lois et des réglementations en vigueur sur ces sujets. Pour certains, étant donné que le mariage entre des personnes du même sexe n’est pas spécifiquement autorisé par la loi, cela est illégal, or, ils reconnaissent que ce n’est pas interdit, donc le couple peut rester ensemble.

Le dernier procès a permis de continuer la discussion sur les grossesses précoces et les étudiants ont trouvé la situation scandaleuse ! Un étudiant sorti dans un bar, buvait un coup lorsqu’il a rencontré sa professeure. Elle lui a demandé de venir chez elle pour étudier, mais ils ont fini par avoir une relation intime. La professeure est tombée enceinte et a intenté un procès contre le jeune homme. Les étudiant.e.s ont laissé leur imagination déborder et il a été conclu que la plaignante était en réalité l’accusée : la professeure a alors été condamnée à perpétuité.

Pour conclure la session, les facilitateurs leur ont rappelé que chacun peut avoir un point de vue différent et qu’il est important de partager son opinion pour en débattre, tout en respectant les autres.

Il.elle.s leurs ont également demandé d’être présents à chaque session pour préparer dans de bonnes conditions leur projet final !

 

En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

« Chers amis, 

Vous le savez, au Projet Imagine, nous sommes déterminés à croire au meilleur, comme nous l’enseigne si bien l’exemple de nos Héros Humbles. Cela ne signifie pas que ce soit toujours simple et surtout, il est hors de question de se voiler la face lorsque les réalités qui nous entourent sont particulièrement difficiles à appréhender. 

Notre espoir réside dans cet exercice d’équilibriste qui consiste à refuser les interprétations en noir et blanc, à privilégier le chatoiement de la couleur, autant dire à embrasser la saveur parfois douce-amère de la poésie de nos vies.   

S’il y a une personne qui exprime cette subtilité de la pensée à la perfection, c’est bien mon cher ami Philippe Courbon, conférencier et fondateur du Cabinet IDEE, j’aime à dire que Philippe est un humaniste éclairé. En effet, ce dernier a consacré sa vie à ciseler le mot HUMANITÉ en lettres dorées. 

Alors, je ne résiste pas à partager avec vous tous, chers amis du Projet Imagine, les merveilleux vœux que Philippe m’a adressés il y a quelques jours. Ils expriment si bien ce qui habite mon cœur que je me permets de vous les livrer tels quels. Pourquoi paraphraser avec maladresse ce qui est dit avec tant de justesse ? 

Merci cher Philippe, et très belle année 2020 à toutes et à tous ! » 

Frédérique Bedos

« Je partage avec vous ce défi : habiter l’intemporalité ! Choisir ce qui est suffisamment beau, vrai, éveillé, pour être digne d’être vécu toujours, donc pas moins qu’ « éterniser sa vie » ! 

Il me semble urgent de discerner ce qu’il nous faut « désespérer » pour mieux savoir ce qu’il nous faut espérer. 

Ceci, tout en étant présent au monde, et disponible pour la fraternelle condition humaine qui nous relie. Je nous souhaite donc, pour cette entrée en nouvelle décennie, l’espérance, la fraternité, la loyauté et ce qui nous fait vivre, l’Amour ! 

De tout cœur avec vous dans cette perspective. »

Philippe Courbon

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