Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 4

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 4

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Séance 4

Les inégalités femmes-hommes

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 9 janvier 2020

La quatrième session du club Imagine s’est focalisée sur le thème du genre et les élèves ont particulièrement apprécié le sujet.

Têt : le Nouvel an lunaire

Au Vietnam, tou.te.s s’activent à préparer Têt, le Nouvel an vietnamien, qui célèbre le dernier cycle lunaire de l’année 2019 et entame l’année 2020. Le premier jour de la nouvelle année annonce le printemps et symbolise le renouvellement de la nature et le renouveau de toute chose.

Le culte des ancêtres est très important au Vietnam. Aux douze coups de minuit lors du Nouvel an lunaire, tous les membres d’une famille sont réunis et invitent leurs ancêtres à revenir parmi eux le temps de la semaine du Têt. Lors de Têt, beaucoup de citadin.e.s prennent des congés avant et après la célébration pour retourner dans leur famille et honorer les traditions.

Cette année, la période du Têt commence le 25 janvier, mais tou.te.s les vietnamien.ne.s sont en congé du 23 au 29. Or beaucoup de personnes, dont les étudiant.e.s, sont déjà en vacances. Ceci explique la présence de seulement 18 élèves au club et pourquoi la prochaine session Imagine aura lieu seulement début février, une fois les festivités terminées !

La “valeur des sexes”

Après une petite chanson à geste pour se motiver, Mr Hoa a lancé le premier jeu. Sur les 18 participant.e.s, seulement deux sont des filles. Il a alors attribué une valeur différentes aux filles (VND 20,000 = 0,78€) et aux garçons (VND 10,000 = 0,39€). Hoa a alors annoncé un nombre et les élèves devaient se regrouper pour le réaliser. Pour atteindre 40,000 dongs vietnamiens (VND) : deux filles étaient suffisantes alors qu’il fallait quatre garçons. Plus les nombres étaient importants, plus les garçons des différents groupes devaient convaincre les filles pour qu’elles les rejoignent. Le facilitateur a alors profité de cette activité pour aborder les inégalités de genre.

Au Vietnam en 2019, 114 bébés garçons sont nés pour seulement 100 naissances de filles. A ce rythme, en 2050 le Vietnam comptera beaucoup trop d’hommes qui ne pourront pas trouver de femmes pour se marier. Les élèves ont été très ouverts lorsque les discussions ont porté sur la question du mariage homosexuel et du changement de sexe, afin de répondre au manque de femmes. Tuyen a partagé que le gouvernement Chinois fait face au même problème et qu’une loi sur la polygamie a été acceptée pour permettre aux femmes d’avoir plusieurs maris.

Loi, quant à lui, pense que si le déséquilibre homme-femme devient trop important, les femmes pourraient bientôt dominer le monde ; idée que ses camarades ont accompagné d’applaudissements.

Les différences entre les sexes

L’activité suivante avait pour objectif d’amener les étudiants à réfléchir sur les différences entre les hommes et les femmes. En groupes, ils ont débattus sur le sujet pendant un long moment, ils ont beaucoup échangés sur la thématique et ont trouvé des différences très pertinentes.

Chaque groupe a ensuite présenté son travail. Le premier groupe, nommé Juventus, s’est focalisé sur les caractéristiques physiques qui différencient les deux sexes : les femmes ont les cheveux longs, le nez plus haut, alors que les hommes ont la peau plus épaisse et une voix plus grave. Il.elle.s se sont également intéressé.e.s aux rôles attribués par la société à chacun.e : les femmes restent à la maison pour faire les tâches ménagères, elles ne peuvent pas faire de travail physique et porter de lourdes charges, etc. Les hommes, eux, ne peuvent pas porter de talons !

Le second groupe a différencié les caractéristiques reproductives des deux sexes et les différences biologiques. Il.elle.s ont prouvé qu’il.elle.s étaient attentif.ve.s pendant leur cours de SVT !

Le dernier groupe, nommé “Love is Love” en soutien au mariage homosexuelle, s’est focalisé sur les différences fonctionnelles dans la société. Notamment sur le fait que la société patriarcale accorde plus d’importance aux hommes qu’aux femmes, avec l’idée que les hommes seraient plus sensibles au poids des faits lors d’une prise de décision que les femmes, qui seraient plus émotionnelles. Ils ont aussi ajouté que les femmes auraient un sens de l’esthétique plus développé que les hommes, mais pour eux.elles, les personnes homosexuelles sont également très raffinées.

Hoa a conclu l’activité en résumant que les différences physiques entre les hommes et les femmes viennent purement de leur sexe, alors que les attributs sociétaux (normes et stéréotypes) appartiennent au genre. La société vietnamienne est très patriarcale et les hommes ont plus de pouvoir au sein de leur famille et des institutions. Simple exemple, les enfants adoptent le nom de famille de leur père et non de leur mère.

Les inégalités à l’échelle locale

Le dernier jeu visait à faire parler les étudiant.e.s des inégalités qu’il.elle.s perçoivent dans leur communauté. Pour désigner qui aura la parole, il.elle.s se sont fait passer une balle tout en chantant différentes comptines vietnamiennes, lorsque la chanson se termine, l’élève qui a la balle, a la parole.

Can a expliqué que les bourses d’études que reçoivent les élèves varient en fonction du sexe, son frère reçoit une subvention plus importante que sa sœur.

Thao Tran a partagé que sa grand-mère est d’origine chinoise, et qu’elle aime plus ses frères qu’elle, juste parce qu’elle est une fille et qu’elle est considérée comme un fardeau dans la société en Chine.

Khoa affirme éviter de monter à l’arrière d’une moto lorsque c’est une femme qui conduit, car pour lui, elles conduisent mal.

Pour conclure, il.elle.s ont partagé un exemple concret montrant que la femme est moins considérée que l’homme en société : pour Têt, une femme mariée va se rendre dans la famille de son mari pour honorer les traditions et accomplir les tâches domestiques pour sa belle-mère, délaissant ainsi sa propre famille.

Bonne année lunaire 2020 à tou.te.s et rendez-vous en février pour la suite des aventures Imagine !

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 3

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 3

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Séance 3

L'échange et la confrontation des points de vue

A l'école de Hung Vuong - samedi 4 janvier 2020

La session 3 du programme Imagine s’est déroulée samedi 4 janvier, de 9h à 11h30, avec Hoa comme facilitateur et Isabelle de PE&D.

14 étudiant.e.s, dont 2 filles, ont participé !

La séance était sur le thème de l’échange et de la confrontation des points de vue.

Pour commencer, les étudiant.e.s ont fait des petits brise-glaces pour introduire la séance. Le premier était notamment le jeu des 7 différences. L’objectif ici était de montrer aux étudiants qu’en apparence les deux images paraissent identiques, mais que lorsque l’on s’intéresse aux détails, elles comportent des différences. Par groupes de 4, les élèves se sont pris au jeu et ont apprécié l’activité. Ils.elles ont appris qu’il y a plusieurs façons de comprendre un même problème et qu’il y a toujours plusieurs facettes à un enjeu sociétal. Il est donc important de partager ses opinions pour avoir une vision holistique des problèmes.

 

« Suivez le chef ! »

Le second jeu s’apparente à celui du.de la « chef.fe d’orchestre ». Tous.tes les étudiant.e.s s’assoient en cercle, un.e leader sera alors désigné.e pour réaliser une série de gestes de son choix, que les autres élèves devront reproduire. Avant de désigner le.la chef.fe d’orchestre, une personne sort de la salle, et ce sera à elle de retrouver ensuite qui est le.la meneur.se. Le.la chef.fe d’orchestre doit changer de mouvements et être suivi.e par ses « musiciens.nes » très rapidement, pour que la personne extérieure au cercle ne le.la repère pas. S’il.elle désigne la bonne personne alors il.elle revient s’asseoir dans le cercle et celui.celle qui était le.la leader prend sa place. Les étudiant.e.s ont beaucoup ri durant ce jeu et ont également pu dévoiler leurs meilleurs mouvements issus des chorégraphies de K-Pop en vogue au Vietnam.

Débats

Cette activité a pour objectif de donner aux étudiant.e.s la possibilité de prendre position sur une thématique sociétale actuelle et de la défendre. Avec l’aide d’une affiche divisée en deux parties « Je suis d’accord » et « Je ne suis pas d’accord », les élèves choisissent un camp et doivent expliquer leur avis. Différents sujets ont été proposés : encourager un.une ami.e à arrêter de fumer, ramasser les ordures, l’acte de jurer, aider quelqu’un dans le besoin, etc.  

Après toutes ces interactions, une pause s’impose ! Chacun.e était ravi.e de discuter librement et de savourer les fruits du dragon, mangues, pommes et autres fruits pendant ce moment convivial !

Le procès fictif

Les élèves se sont répartis en groupes de 4 ou 5 pour jouer des petits procès fictifs. Il.elle.s se sont assigné.es différents rôles pour rendre les situations plus concrètes : l’avocat.e, l’accusé.e, le.la juge, la victime et la.le témoin. En fonction de leur rôle et de la situation, ils ont dû jouer un certain personnage, ce qui les a obligés à prendre une certaine position. Il.elle.s ont échangé  à la fin sur leur perception du problème et leur ressenti face à la situation.

Les procès abordaient de nombreux sujets actuels : être en couple, grossesse précoce, mariage, etc.

Ici aussi, l’objectif était pour les élèves de comprendre qu’il faut observer un problème sous tous ses angles avant de prendre une décision finale, qui peut avoir un impact important sur la vie d’une personne. On dit souvent, qu’il ne faut pas oublier la partie cachée de l’iceberg : échanger son point de vue permet de mieux comprendre et analyser une situation.

Hoa leur finalement rappelé qu’en participant au projet imagine il.elle.s s’engageaient à venir à toutes les séances afin de pouvoir réaliser, lors de la deuxième partie du programme, leur projet sur un sujet sociétal important à leurs yeux !.

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 2 janvier 2020

La troisième session s’est déroulée le jeudi 2 janvier à Nhan Dao sur le thème « Comment confronter différentes opinions et respecter les autres ? »

23 étudiant.e.s nous ont rejoint pour une autre session Imagine forte en émotions !

Après un petit jeu brise-glace sportif pour se dégourdir, il.elle.s ont commencé la première activité. L’objectif est d’améliorer la coordination « œil-main » par le jeu du « Lady, tiger, hunter ! », qui s’assimile à notre « pierre, feuille, ciseaux ».

 

Pour répondre au thème de cette séance, le deuxième jeu était basé sur la sensibilisation au genre, par les différents stéréotypes qui lui sont liés. La classe était divisée en deux groupes : les poules et les coqs. Le premier groupe devait dire une action en lien avec le coq et l’autre devait lui répondre. Nous avons donc eu la poule qui a séduit le coq, mais le coq l’a rejeté. La poule lui a pardonné. La poule est plus sage mais le coq est plus sophistiqué. Le coq a manipulé la poule et la poule a respecté le coq.

Mr Hoa a relevé quelques mots que les élèves ont employés sur une feuille et a demandé aux étudiant.e.s de les définir. Des stéréotypes sur les comportements des filles et les garçons ont ainsi été révélés : les femmes sont plus délicates, gentilles et indulgentes, elles ont plus de respects pour les hommes. Au contraire, ceux-ci sont perçus comme forts et parfois agressifs.

 

Perceptions

Mr Hoa a projeté une image d’un 9, incliné à 90 degrés : quel est alors ce chiffre ? Les élèves ont eu beaucoup de difficultés à affirmer s’il s’agissait toujours d’un 9 ou plutôt d’un 6. Le facilitateur a alors expliqué qu’il pouvait y avoir plusieurs perceptions pour un même  problème et que dans cet exercice, le chiffre peut être à la fois un 6 et un 9 en fonction de l’angle de vue que l’on choisit.

Sur le même thème, les élèves ont dû comptabiliser le nombre de visages cachés dans la photo ci-contre. Aucun des groupes n’a trouvé le même nombre de visages, ce qui démontre que chacun regarde sous un angle spécifique un problème et qu’il faut prendre le temps d’analyser et d’écouter les points de vue de tous.

 

Débats

La session de débat est ouverte ! Chaque étudiant.e a eu l’opportunité d’échanger son idée sur un problème social important pour lui.elle. Répartis en quatre groupes, il.elle.s ont reçu une affiche divisée en deux colonnes : « Je suis d’accord » vs « je ne suis pas d’accord ». Les élèves ont dû choisir une position sur le sujet et la défendre devant la classe. Les sujets traitaient du fait d’encourager un.e ami.e à arrêter de fumer, de jurer, de ramasser les ordures, aider quelqu’un dans le besoin, etc.

Pour Thanh Tuyen, il n’y a pas besoin d’aider un.e ami.e à arrêter de fumer. Il est important de lui présenter les effets néfastes de la cigarette, mais il est de la responsabilité individuelle de chacun de fumer ou non. Au contraire, pour Thien Phuoc, il faut encourager ses ami.e.s à arrêter de fumer, car c’est une responsabilité collective d’aider ses proches. Quoc Anh partage cette idée, car fumer affecte également les personnes autour qui respirent le même air.

Sur le sujet des injures, quelques étudiant.e.s ont partagé qu’il.elle.s acceptent quand leurs ami.e.s en disent, car cela signifie que la personne est en confiance dans un groupe et que jurer peut être une méthode pour relâcher son stress. Au contraire, pour les autres, jurer est inacceptable et nuit au groupe dans son ensemble.

L’activité a porté ses fruits et à permis à chacun de prendre position et de s’exprimer sur des problèmes sociaux actuels. Certains étudiants très doués pour débattre se sont montrés très enthousiastes !

Pour se détendre après toutes ces interactions, nous avons profité d’une pause thé fort agréable. Huu Nhat a ensuite entamé une chanson que tout le monde a repris en cœur.

 

Le procès fictif

Par groupe les élèves vont de nouveaux débattre sur un sujet de société : être en couple, l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Les élèves se sont alors répartis les rôles du juge, de l’avocat, du plaignant et de l’accusé.

Le premier « procès » était sur le sujet de la cohabitation qui a conduit à une grossesse précoce. L’avocat du plaignant a argumenté sur le fait que c’était contre la loi d’avoir des relations sexuelles avant 18 ans, et que même si les deux personnes vivaient sous le même toit, elles n’étaient pas mariées ce qui rendait l’accusé coupable. Les retours des élèves sur ce procès ont montré qu’il n’était pas spécifié que le couple avait moins de 18 ans, l’avocat ne peut alors pas se prononcer sur la culpabilité de l’accusé.

Le second cas concernait le mariage entre deux personnes de même sexe. Les élèves se sont montrés très créatifs et ont mis en scène une petite pièce de théâtre dans laquelle deux jeunes hommes étaient critiqués par les parents d’un des deux garçons. Les parents ont ensuite porté plainte contre l’amant de leur fils pour l’avoir séduit. Pour l’avocat, il ne s’agit pas d’un crime car dans l’histoire vietnamienne on dénombre d’autres histoires d’amour entre des personnes de même sexe. L’amour n’a pas de limite et le sexe n’est pas l’aspect le plus important de l’amour. Les élèves ont également abordé la thématique des techniques modernes médicales pour que les couples homosexuels puissent avoir des enfants. Les élèves ont beaucoup de connaissances des lois et des réglementations en vigueur sur ces sujets. Pour certains, étant donné que le mariage entre des personnes du même sexe n’est pas spécifiquement autorisé par la loi, cela est illégal, or, ils reconnaissent que ce n’est pas interdit, donc le couple peut rester ensemble.

Le dernier procès a permis de continuer la discussion sur les grossesses précoces et les étudiants ont trouvé la situation scandaleuse ! Un étudiant sorti dans un bar, buvait un coup lorsqu’il a rencontré sa professeure. Elle lui a demandé de venir chez elle pour étudier, mais ils ont fini par avoir une relation intime. La professeure est tombée enceinte et a intenté un procès contre le jeune homme. Les étudiant.e.s ont laissé leur imagination déborder et il a été conclu que la plaignante était en réalité l’accusée : la professeure a alors été condamnée à perpétuité.

Pour conclure la session, les facilitateurs leur ont rappelé que chacun peut avoir un point de vue différent et qu’il est important de partager son opinion pour en débattre, tout en respectant les autres.

Il.elle.s leurs ont également demandé d’être présents à chaque session pour préparer dans de bonnes conditions leur projet final !

 

Frédérique Bedos, meilleure réalisatrice de l’année ? A vos votes, internautes !

Frédérique Bedos, meilleure réalisatrice de l’année ? A vos votes, internautes !

Frédérique Bedos, meilleure réalisatrice de l’année ? A vos votes, internautes !

Avant le 15 janvier, élisez votre réalisatrice préférée !

Depuis 2018, le Prix Alice Guy récompense chaque année le meilleur film réalisé par une femme. Frédérique Bedos est en lice de cette 3e édition avec son documentaire ‘’Jean Vanier, le Sacrement de la Tendresse’’.

Cette récompense représente tout un symbole pour notre fondatrice, engagée de longue date sur le terrain de l’égalité femmes-hommes, elle qui a aussi réalisé le documentaire référence en la matière : le multi-primé ”DES FEMMES ET DES HOMMES”. Cette belle reconnaissance serait également une forme de consécration pour notre ONG qui fête ses 10 ans en 2020 !

Nous avons besoin de votre soutien !

✹ Votez dès maintenant ✹

Les internautes ont jusqu’au 15 janvier pour voter pour leur réalisatrice favorite en 2019. Les 5 finalistes seront alors soumis à un jury paritaire, trois femmes et trois hommes, professionnels du cinéma qui choisira la lauréate.

Le film primé sera présenté par sa réalisatrice et projeté lors de la grande soirée de remise de prix, qui verra également la diffusion sur grand écran des courts-métrages d’Alice Guy.

 

Le vote est ouvert à tous jusqu’au 15 janvier 2020 minuit.

Le Prix Alice Guy : une récompense pour distinguer les réalisatrices francophones

En 1896, Alice Guy (1873-1968) devient la première réalisatrice de l’histoire du cinéma avec son film La Fée aux choux. C’est pour rendre hommage à cette pionnière oubliée que Véronique Le Bris (fondatrice de cine-woman.fr) et Hélène Mazella (fondatrice et présidente de l’agence CLE) ont créé le Prix Alice Guy.

L’ambition de cette récompense répond à plusieurs objectifs : pallier l’absence récurrente de réalisatrices dans les grands palmarès annuels, promouvoir une réalisatrice et l’encourager à monter de nouveaux projets, donner une deuxième chance à la diffusion du film primé, valoriser le travail des femmes cinéastes et faire connaître l’œuvre oubliée d’Alice Guy.

 

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‘’Jean Vanier, le Sacrement de la Tendresse’’ : un film phénomène !

Présenté aux Nations Unies à New-York, à l’Assemblée Nationale, à la Positive Cinema Week du Festival de Cannes, en clôture du French Film Festival de Singapour… Notre film a beaucoup voyagé en l’espace d’un an – il est d’ailleurs sorti, il y a quelques semaines, dans les salles réunionnaises ! Et ce n’est que le début.
 

Retour sur une belle histoire

Toujours disponible en DVD et VOD !

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Un objet à offrir… à s’offrir…

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Merci de votre soutien sans faille et à très bientôt ! 
En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

En 2020, Le Projet Imagine déploie ses ailes !

« Chers amis, 

Vous le savez, au Projet Imagine, nous sommes déterminés à croire au meilleur, comme nous l’enseigne si bien l’exemple de nos Héros Humbles. Cela ne signifie pas que ce soit toujours simple et surtout, il est hors de question de se voiler la face lorsque les réalités qui nous entourent sont particulièrement difficiles à appréhender. 

Notre espoir réside dans cet exercice d’équilibriste qui consiste à refuser les interprétations en noir et blanc, à privilégier le chatoiement de la couleur, autant dire à embrasser la saveur parfois douce-amère de la poésie de nos vies.   

S’il y a une personne qui exprime cette subtilité de la pensée à la perfection, c’est bien mon cher ami Philippe Courbon, conférencier et fondateur du Cabinet IDEE, j’aime à dire que Philippe est un humaniste éclairé. En effet, ce dernier a consacré sa vie à ciseler le mot HUMANITÉ en lettres dorées. 

Alors, je ne résiste pas à partager avec vous tous, chers amis du Projet Imagine, les merveilleux vœux que Philippe m’a adressés il y a quelques jours. Ils expriment si bien ce qui habite mon cœur que je me permets de vous les livrer tels quels. Pourquoi paraphraser avec maladresse ce qui est dit avec tant de justesse ? 

Merci cher Philippe, et très belle année 2020 à toutes et à tous ! » 

Frédérique Bedos

« Je partage avec vous ce défi : habiter l’intemporalité ! Choisir ce qui est suffisamment beau, vrai, éveillé, pour être digne d’être vécu toujours, donc pas moins qu’ « éterniser sa vie » ! 

Il me semble urgent de discerner ce qu’il nous faut « désespérer » pour mieux savoir ce qu’il nous faut espérer. 

Ceci, tout en étant présent au monde, et disponible pour la fraternelle condition humaine qui nous relie. Je nous souhaite donc, pour cette entrée en nouvelle décennie, l’espérance, la fraternité, la loyauté et ce qui nous fait vivre, l’Amour ! 

De tout cœur avec vous dans cette perspective. »

Philippe Courbon

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 2

Programme Écoles Imagine au Vietnam : séance 2

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Séance 2

A la découverte de soi et des autres

A l'école de Hung Vuong - samedi 28 décembre

Une deuxième session Imagine réussie à Hung Vuong !

Le 28 décembre 2019, la session a commencé par une petite introduction pour briser la glace, rappeler les règles générales et les objectifs fixés précédemment.

Quoi de mieux pour bien débuter les activités qu’un petit massage ? En cercle, chacun a placé ses mains sur les épaules de son voisin de devant et les a massées ! Après dix minutes, pas de doute que tout le monde était prêt à démarrer !!!

Deux par deux, ils ont échangé sur leurs hobbies et ce qu’ils aimaient faire dans le but de mieux se connaitre, chacun a ensuite présenté son nouveau camarade au reste de la classe.

Le jeu de l’Exception

Les élèves ont ensuite participé au jeu de l’Exception. Mr Hoa, le facilitateur, a expliqué les règles : chacun va recevoir une pastille de couleur sur le front et il devra, sans parler, retrouver les autres élèves ayant la même couleur que lui. Deux étudiants ne trouvaient pas leur place, ils ont navigué d’un groupe à l’autre, confus, jusqu’à ce que Mr Hoa annonce la fin du jeu.

Voyant que la plupart des élèves avaient trouvé leur groupe, il leur a posé certaines questions pour les pousser à réfléchir sur ce que faire partie d’un groupe signifie : que ressent-on quand on trouve quelqu’un avec qui l’on a quelque chose en commun ? Que ressent-on quand on est le « mouton noir », celui qui est différent ? Après un long moment d’échange, les étudiants sont tombés d’accord pour dire que les ressemblances lient les membres d’un groupe et leur permettent de rester unis longtemps. Ils ont ajouté qu’il est très sympathique d’être dans un groupe qui partage ses qualités, mais, même au sein d’un groupe, les individus ont des personnalités et préférences différentes, et dans ces cas-là, on doit accepter la différence sans jugement. D’un autre côté, ceux qui ont une personnalité unique ne doivent pas s’offenser de leur différence, car tous les êtres humains sont uniques au monde, il existe des similarités, mais la personnalité de chacun est unique. Pour conclure, les élèves partagent l’idée que chacun doit être soi-même, vivre bien et essayer de répandre la bienveillance, ainsi chacun recevra l’amour et le respect de tous.

La fleur des Qualités

La seconde activité fut celle de la Fleur des Qualités : chaque étudiant reçoit une fleur et écrit son nom dessus, ensuite il passe sa fleur à ses camarades et tous doivent écrire une qualité qu’ils ont reconnu en lui. Une fois que tout le monde a récupéré sa fleur, Mr Hoa a demandé aux élèves de lire à voix haute ce qui était écrit sur les pétales. Tout au long de l’échange, le facilitateur a encouragé les élèves à accepter les critiques et à être positif, en rappelant à l’audience d’être attentif et de partager leur point de vue sur ce qui était dit.

Ce moment de partage était vraiment drôle et les étudiants ont découvert des choses sur eux qu’ils ignoraient. Mr Hoa a profité de cette opportunité pour leur présenter la « fenêtre de Johari ». Selon ce concept, les nombreux aspects de la personnalité d’une personne peuvent être divisés en quatre catégories : les caractéristiques connues de la personne et qu’elle montre aux autres, les caractéristiques dont la personne a connaissance mais qu’elle choisit de ne pas montrer, les caractéristiques que les autres connaissent de la personne mais qu’elle-même ne connait pas, et enfin des aspects de la personnalité de chacun dont personne n’a connaissance.  

Mr Hoa a insisté sur le fait que chacun aime entendre des compliments à son égard, et qu’au contraire il est difficile d’accepter des critiques constructives, mais que les avis des autres nous aident à mieux nous connaitre et à nous améliorer.

Le visiteur étrange

L’heure du jeu du « Visiteur étrange » est alors arrivée ! La classe est divisée en 4 petits groupes et chacun se voit attribuer un nombre entre 1 et 5. Individuellement et en groupe, les élèves écrivent une question sur un morceau de papier qui leur permettra de découvrir ce « visiteur ». Les étudiants étant les numéros 1 se regroupent et forment une équipe et deviennent le « visiteur », ils répondent alors aux questions posées par les participants des groupes 2, 3, 4 et 5.

A travers cette activité, les étudiants ont découvert beaucoup d’éléments inattendus sur eux-mêmes et les autres. Une des filles, Ngan, a été très questionnée et été au centre de l’attention : a-t-elle un petit ami, comment se sent-elle en tant que fille, qu’étudie-t-elle, etc. Beaucoup de questions très drôles ont été posées !

L’Arbre d’Ostende

Enfin, les élèves ont participé à l’activité la plus révélatrice du jour : l’Arbre d’Ostende. Mr Hoa a projeté l’image d’un arbre avec de nombreux personnages positionnés à différents endroits et dans certaines positions. L’objectif est pour chaque étudiant de choisir le personnage qui le représente le plus et d’expliquer pourquoi. A travers cette activité, le facilitateur peut comprendre les émotions et comportements de chacun et apporter un soutien individuel.

Ly a choisi le personnage assit sur le sol, observant l’arbre : il se sent paisible et à l’aise dans son environnement.

Dans la même idée, Loc s’est identifié au personnage debout avec les bras levés, il se sent heureux et en sécurité. Ils ont été nombreux à s’identifier à ce personnage et à exprimer des sentiments de bonheur.

Enfin, ils ont réalisé le blason de leurs émotions !

Ayant eu l’opportunité de partager leurs émotions sur la session, ils ont tous apprécié les activités de cette deuxième séance qu’ils ont trouvé enrichissante, drôle et en même temps relaxante, comme ils ont eu le temps d’échanger leurs idées, opinions, ressentis, … avec des ami.e.s !

La session s’est terminée par un beau moment de partage autour de délicieux fruits et biscuits !

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 26 décembre

Le 26 décembre 2019, l’équipe de PE&D a organisé la deuxième session Imagine à l’école de Nhan Dao. Cette session a rassemblé 25 étudiants autour de jeux coopératifs, dont l’objectif est de les encourager à se découvrir individuellement et collectivement. Après une pause rafraîchissante sous la chaleur d’Ho Chi Minh Ville, les jeux et le partage ont pu commencer !

Pour débuter la séance, tous les participants ont chanté une célèbre chanson vietnamienne sur le thème de la fraternité : Bon Phuong Troi, avant de se répartir en groupes de cinq pour jouer au “chat chasse la souris“. Ce jeu a permis de créer une atmosphère conviviale et grâce à ces interactions, les élèves ont commencé à se sentir plus à l’aise les uns avec les autres.

 

Le jeu de l’Exception : qu’est-ce que faire partie d’un groupe ?

Nous avons ensuite enchainé avec le jeu de l’Exception. Le facilitateur a collé une pastille de couleur sur le front des élèves, ils ont alors dû chercher les autres personnes portant la même couleur sans parler. Rapidement des groupes se sont formés dans la salle. Cependant, deux élèves – Can et Son – se sont retrouvés seuls et l’animateur les a finalement assignés au groupe le plus proche d’eux. Tous ont ensuite échangé des astuces sur la meilleure manière de trouver leur groupe – des astuces parfois très créatives ! Certains se sont servis d’une palette de couleurs pour permettre aux autres de trouver leur couleur. D’autres ont regardé leur reflet sur le cadran de l’horloge. Certains se sont mis dans un groupe au hasard, changeant ensuite si leur couleur ne correspondait pas, jusqu’à ce qu’ils trouvent leur groupe.

L’animateur a ensuite demandé aux deux élèves qui avaient été laissés de côté – Can et Son – quel était leur ressenti à l’issue du jeu. Ils ont dit s’être sentis un peu confus et seuls, mais que la présence d’une autre personne sans groupe les avait rassurés. L’animateur a profité de cette occasion pour échanger sur le sentiment d’exclusion, du besoin d’être accepté et de l’importance d’intégrer tout un chacun.

Tuyen – la seule fille de la salle et la seule fille en gestion des systèmes d’information – a partagé qu’elle trouvait parfois difficile de s’intégrer à certains groupes dont les centres d’intérêts étaient trop éloignés des siens. M. Hoa l’a rassurée : il n’est pas nécessaire de changer juste pour intégrer un groupe et l’important est d’apprendre à se connaitre soi-même et de s’accepter tel que l’on est.

 

La fleur de mes qualités : découvrir les autres

Ensuite, les élèves ont pu apprendre à mieux se connaitre les uns les autres en écrivant les qualités de chacun sur les pétales d’une fleur. Les élèves du groupe étant issus de filières et d’années différentes, M. Hoa a débuté avec le jeu ” Jacques a dit ” pour briser la glace. Les élèves ont ensuite discuté deux par deux pour se poser des questions plus personnelles (passe-temps, qualités, etc) afin de remplir les pétales des fleurs et de pouvoir se présenter à tout le groupe. Les élèves ont rapidement sympathisé, surtout les garçons qui partagent la même passion pour les jeux vidéo, le rap, les sports et YouTube.

Le temps d’une pause conviviale, tout le monde s’est réuni pour manger des fruits et des biscuits, chanter et discuter librement. Les élèves ont fait circuler les fleurs que chacun puisse attribuer au moins une qualité aux autres.

A l’issue de cette activité, chacun a pu recevoir sa fleur et lire à haute voix ce que chacun avait écrit. Beaucoup d’élèves ont été surpris par les opinions que les autres avaient d’eux. Certains élèves furent ravis de lire à haute voix les qualités que les autres leur avaient attribuées, et la plupart ont également reconnu devoir s’améliorer sur certains points et ont accepté les remarques plus critiques.

M. Hoa a alors expliqué le concept de la “fenêtre de Johari” aux étudiants. Selon ce concept, les nombreux aspects de la personnalité d’une personne peuvent être divisés en quatre catégories : les caractéristiques connues de la personne et qu’elle montre aux autres, les caractéristiques dont la personne a connaissance mais qu’elle choisit de ne pas montrer, les caractéristiques que les autres connaissent de la personne mais qu’elle-même ne connait pas, et enfin la personnalité de chacun dont personne n’a connaissance. Ce n’est que lorsque le point de vue d’une personne correspond à celui des autres qu’elle a raison sur elle-même. L’important serait alors d’accepter les opinions différentes et de travailler sur soi si nécessaire.

 

L’arbre d’Ostende : se connaitre soi-même

Pour la troisième activité de cette séance, chaque élève a pu choisir sur l’arbre d’Ostende (ci-dessous) le personnage reflétant au mieux son humeur du moment. M. Hoa a alors invité chaque étudiant à expliquer son choix.

Huu Phuoc a choisi le deuxième personnage le plus élevé dans l’arbre parce qu’il se sentait détendu et aime avoir une vue d’ensemble sur ce qui l’entoure. Tuyen, quant à elle, a choisi le personnage assis sur une branche tout en haut de l’arbre menacé par un autre personnage en train de scier cette branche. Elle a expliqué au groupe qu’elle avait beaucoup d’incertitudes par rapport au futur et que cela la faisait se sentir en danger.

 

Tout comme Tuyen, Thien Phuoc aime se tenir au sommet, mais il est très heureux de le faire. Il a déclaré aimer les activités de groupe et avoir confiance en lui. Le personnage auquel il s’identifie observe les autres : il l’a choisi car il aime donner des conseils. Bien qu’étant un peu timide au départ, il ne lui faut en général que peu de temps pour s’intégrer à un groupe.

Thuc, quant à lui, s’est reconnu dans le personnage assis par terre : il n’aime pas la foule, alors il a préféré un personnage détendu à l’écart de l’arbre.

Thuan a choisi le personnage juste au-dessous de l’arbre qui aide un autre à grimper : il aime aider les autres et se considère gentil et généreux. Il souhaite que chacun réussisse comme le personnage qu’il a choisi.

Enfin, le personnage choisi par Thang est debout sur le sol avec deux mains levées vers le ciel. Il a expliqué se sentir très heureux et content de lui, ainsi il s’identifie avec le personnage qui regarde la nature et profite du vent frais.

Après une courte pause les élèves ont repris l’activité. De nombreux élèves ont fait des choix très intéressants et partagé des sentiments personnels : Loi – qui a choisi un personnage en train de tomber – a avoué se sentir dans un état de lâcher prise et d’acceptation face aux événements de la vie.

 

Exprimer ses sentiments

Enfin, chacun a pu exprimer ses sentiments personnels vis-à-vis de l’activité et les écrire sur un bouclier représentant son humeur.

Duc a partagé avec le groupe qu’il était heureux d’avoir pu participer aux activités et de se faire de nouveaux amis, mais qu’il avait parfois l’impression d’être inutile. Certains élèves du groupe l’ont alors taquiné en confirmant ses pensées et l’animateur a dû leur rappeler de se respecter les uns les autres. Thuc a dit qu’il aimait participer aux séances Imagine, et a partagé avec le groupe son rêve de devenir gamer professionnel. Thuan s’est dit reconnaissant d’avoir l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de se faire de nouveaux amis. Il a également partagé son rêvé de devenir chanteur. Thien Phuc a dit s’être senti détendu tout au long des activités. De manière générale, la plupart des élèves ont apprécié d’avoir l’occasion de se faire des amis et de partager leurs pensées.

A la fin de la séance, M. Hoa a rappelé qu’il est important pour tous de se respecter les uns les autres et d’accepter les différences autour d’une chanson !

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