Coronavirus : chronique d’une polycrise – De L’intérieur – Edgar Morin

Coronavirus : chronique d’une polycrise – De L’intérieur – Edgar Morin

Coronavirus : chronique d'une polycrise

Entretien avec Edgar Morin, Philosophe, sociologue et penseur de la complexité

Chaque vie, même la plus prosaïque, est une aventure

Edgar Morin

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C’est un jeune homme de 99 ans, Edgar Morin, qui a accepté de s’entretenir #DeLintérieur avec Frédérique Bedos. Cet opti-pessimiste, comme il se définit lui-même, nous fait part de sa vision sur l’étrange période que nous vivons. Ultralibéralisme, volonté de domination de la nature, rêve transhumaniste ou encore quête d’immortalité… le philosophe, sociologue et penseur de la complexité nous éclaire sur la polycrise en cours – combinaison de crises sanitaire, économique, psychologique, etc.

Puisant dans ses souvenirs de grand résistant durant la seconde Guerre mondiale, Edgar Morin nous appelle à nous unir contre les forces de mort et de destruction, à vivre intensément le présent, à ne pas confondre avec l’immédiateté, et surtout, à s’extasier devant cette grande aventure qu’est la vie !

Quant à la conclusion de l’échange, elle est tout bonnement inoubliable : elle nous parle d’AMOUR !

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#DeLinterieur #LesImaginers  #LeMondeSelonLesImaginers

Tribune à lire et café à prendre !

Tribune à lire et café à prendre !

Au menu de cet article :

  • – Un vibrant appel à revaloriser les professions médico-sociales
  • – La participation le 12 juin de Frédérique Bedos aux Cafés de l’Après

Pour que nos mercis deviennent visibles

Avec son lot d’angoisse et d’incertitudes, la crise sanitaire n’a pas épargné les personnes en situation de handicap. Ces dernières ont, plus que jamais, eu besoin d’accompagnement. Pour autant, l’engagement des professionnels qui œuvrent toute l’année à leurs côtés manque cruellement de reconnaissance !

Parce qu’elle a des frères et des soeurs qui bénéficient au quotidien des soins du secteur médico-social, Frédérique Bedos est particulièrement sensible aux personnes dont la mission consiste à améliorer la qualité de vie des bénéficiaires ainsi que de leur famille et entourage.

Pour favoriser d’une part la prise en compte de leur dévouement en ces temps difficiles et d’autre part la revalorisation de leurs métiers et salaires, la fondatrice de notre ONG a cosigné, aux côtés de 66 autres personnalités dont Leila Bekti, Jean-Michel Ribes, Anne Roumanoff, Gérard Darmon, Marie-Paule Belle, François Morel, Catherine Frot, Jacques Gamblin… la tribune initiée par Luc Gateau président de l’Unapei et publiée dimanche dernier dans LE PARISIEN.

Découvrez  ici le film Manifeste de l’UNAPEI : film « manifeste » 

Vendredi 12 juin à 13H45, venez donc prendre le café avec Frédérique Bedos

Depuis le 6 avril, Le Comité Grand Lille propose aux internautes de prendre un café virtuel avec des femmes et des hommes d’horizons variés, entrepreneurs, scientifiques, philosophes, sociologues, politiques… qui ont un avis éclairé et éclairant sur la crise actuelle, et surtout sur la sortie du tunnel.

Après Erik Orsenna, Cynthia Fleury, Geoffroy Roux de Bézieux, Mercedes Erra, Christophe Bonduelle, Emile Servan-Schreiber… Frédérique Bedos sera l’invitée de cette visio-conférence, accessible sur le site et sur Facebook, qui sera ensuite retransmise sur la chaîne de télévision régionale WEO.

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

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Séance 6

Les migrations

Programme Ecoles Imagine - Séance n°6 à Nhan Dao - Les migrations

Jeudi 14 mai, les élèves du club Imagine de Nhan Dao se sont retrouvés pour l’avant-dernière séance de la première partie du programme, sur le thème des migrations !

Cette thématique était très attendue par les étudiant.e.s et ils.elles nous ont partagé leurs propres histoires pour illustrer le phénomène des migrations.

Hô Chi Minh Ville est la ville la plus peuplée du pays, avec 12 millions d’habitants et ces 10 dernières années, la population urbaine a augmenté de plus de 5%. De nombreux vietnamiens et vietnamiennes quittent leur campagne pour la ville, dans l’espoir d’obtenir un travail stable et améliorer leurs conditions de vie.

Et ça, ça vient d’où ?

Pour faire réfléchir les élèves sur les migrations, Hoa leur a proposé un exercice qui a séduit tout le monde : la gastronomie vietnamienne !

Par groupes de 5, chacun.e devait énumérer le plus de plats vietnamiens qu’ils.elles avaient mangés, mais qui ne sont pas de Saigon.

Les élèves ont plongé dans leurs souvenirs et ont trouvé de nombreuses spécialités :

Grâce à cette activité, chacun.e s’est rendu compte de l’impact des migrations, de la rapidité de diffusion d’une culture ou d’une spécialité et ils.elles ont commencé à discuter des origines de leur famille.

Et toi, tu viens d’où ?

Après ce moment de divertissement, chaque élève a reçu 4 petits morceaux de papiers sur lesquels il.elle devait écrire les informations suivantes : lieu de naissance des grands-parents, lieu de naissance des parents, son lieu de naissance et le lieu où il.elle souhaiterait vivre plus tard.

Seulement 3 étudiant.e.s ont de la famille proche qui a immigré au Vietnam, peu connaissent les difficultés liées à ce phénomène et les conséquences qui y sont liées. Pour autant, 11 élèves sur les 15 présents souhaitent vivre à l’étranger. Les motivations qu’ils.elles soulèvent sont de meilleures conditions de vie et un meilleur accès à l’éducation.

Hoa a demandé aux élèves leurs conceptions de la migration : pour Tuyền, la migration s’associe à un changement de lieu de résidence. Cần a complété avec l’envie de s’installer dans une nouvelle vie pour une longue période. Les élèves se sont accordés sur cette définition : migrer, c’est se relocaliser dans l’optique d’améliorer ses conditions de vie.

Les difficultés liées à la migration

Les élèves se sont penchés sur les complexités, personnelles, économiques, climatiques, etc., que les migrants affrontent lorsqu’ils décident de prendre la route.

Par groupes, ils.elles ont échangé sur les expériences qu’ils.elles connaissent, de ce qu’ils.elles ont pu voir à la télévision ou d’histoires de connaissances. Changement de maison, de climat, de nourriture, difficulté à trouver un logement, un emploi, une école pour les enfants, complication pour obtenir les papiers nécessaires, etc. Les élèves ont évoqué toutes les difficultés principales liées aux migrations.

Ils.elles ont également conclu que les migrants font face à beaucoup de difficultés et sont plus vulnérables que les habitants nés dans le pays et/ou la région d’accueil.

Les élèves ont ensuite réalisé un petit jeu de rôle, ils.elles ont pioché une carte sur laquelle étaient écrites des caractéristiques d’un personnage fictif et chacun.e a dû analyser sa situation : « je suis Khang, je viens de An Giang et je suis né aveugle » ; « mon père est le responsable d’un restaurant chinois dans le district 5 » ; « j’ai 14 ans, je vis à Can Tho, avec mon fils qui a 2 ans, son père nous a abandonnés et je fais des petits boulots pour élever mon fils » ; « je suis Vy, j’ai 19 ans et mon père est directeur de la VietBank. J’étudie dans une grande université », etc.

Hoa a ensuite énuméré certaines conditions de vie, et si les personnages vivaient dans ces conditions, ils devaient faire un pas en avant. 4 personnages avaient un téléphone, 5 élèves savaient lire et écrire, 10 avaient des parents possédant une maison, etc. Mais à la dernière question « es-tu optimiste pour ton futur ? » personne ne s’est avancé.

En échangeant sur le sujet, les personnages avaient tous des situations différentes, certains étaient aisés et/ou faisaient des études, mais les élèves ont affirmé qu’il y avait de nombreux facteurs qui pouvaient les pousser à migrer un jour et/ou perdre ce qu’ils.elles avaient acquis.

Pour conclure, Hoa a partagé avec les étudiant.e.s les nombreuses discriminations dont les migrants sont sujets. Et les élèves ont fait la promesse de ne pas juger et/ou critiquer des individus sans connaitre leur parcours et les difficultés qu’ils.elles ont rencontrées.

A la fin de la session, les élèves ont échangé sur le sujet et tou.te.s ont apprécié pouvoir parler ouvertement de ce phénomène mondial, et ont appris beaucoup sur la complexité d’immigrer. Il faut beaucoup de courage pour prendre une telle décision et parcourir ce chemin.

« Aujourd’hui, j’ai beaucoup appris sur les migrants. Je comprends également mieux ma situation et les choix qu’a dû faire ma famille. Je ne me moquerai plus des autres sans connaitre leur parcours. J’ai également découvert de nouvelles facettes de mes ami.e.s. La session a été enrichissante ! » Phước.

COVID 19, menace ou opportunité pour l’égalité Femme/Homme ?

COVID 19, menace ou opportunité pour l’égalité Femme/Homme ?

COVID 19, menace ou opportunité pour l'égalité Femme/Homme ?

« Mes chers amis, 
Cette semaine a comme un goût de liberté retrouvée. On ne peut pas dire que ce soit encore pleinement « les jours heureux » mais l’étau commence à se desserrer. Sachons en apprécier la saveur. Car s’il y a un enseignement à conserver de ces 8 semaines de confinement, c’est sans doute l’immense valeur des toutes petites choses, la moindre attention, le geste minuscule. 
Face au sentiment d’impuissance qui n’aura pas manqué de nous envahir, notamment à l’écoute du macabre décompte des JT du soir, il ne nous restait que notre bonne volonté, notre désir de faire de notre mieux, de faire ce que l’on peut. 
Il nous a fallu adapter nos rythmes de vie, ralentir notre course effrénée pour découvrir la sagesse des petits pas. 
Pour nombre d’entre nous, la promiscuité a pu être synonyme d’une vie sur la pointe des pieds… Savoir se faire léger pour que l’autre puisse trouver sa place. S’astreindre à faire moins de bruit pour épargner les voisins. Redécouvrir la tendresse des mots doux. 
Pour nombre de femmes, d’épouses, de mères, le mot confinement a sonné comme un glas. Ces 55 jours entre quatre murs, pour elles, ont pris la tournure d’une réalité horrifique : le huis clos de l’enfer. Ces femmes ont tout fait pour devenir aussi transparentes, invisibles que possible. Cela n’a pas toujours suffi. 
Après la vie sur la pointe des pieds, plane la crainte d’une vie en pointillé… à la cadence de confinements successifs. Voilà qui viendrait ajouter nombre de points d’interrogation à une période déjà bien incertaine. 
Je vois et j’entends poindre les points d’exclamation de celles et ceux qui veulent déjà passer aux règlements de compte. 
Pour ma part, je me contente de retenir mon souffle. Si une deuxième vague devait se profiler, alors, à l’image des apnéistes, il nous faudra gonfler les poumons et ajuster chacun de nos mouvements aux battements de nos cœurs. »
Frédérique Bedos

Devient bimensuel !

Pendant cette période si singulière, vous avez pu découvrir, à raisons de deux épisodes par semaine, la nouvelle série d’entretiens de Frédérique Bedos, « De L’intérieur », avec des penseurs, des experts et des acteurs de terrain. Une série conçue avec les moyens du bord mais avec l’ambition de vous donner accès au meilleur de l’expertise pour vous permettre une appréhension globale des enjeux du monde depuis l’apparition du Coronavirus.

Pari réussi, si l’on se fie à l’accueil qu’elle a reçu. Alors, merci à vous qui avez regardé les vidéos et/ou écouté les podcasts. Cette série née du confinement, nous avons décidé de la poursuivre à raison désormais de 2 épisodes par mois, à savoir un samedi sur deux.

Aujourd’hui, nous vous proposons une réflexion cruciale sur l’égalité des sexes à l’heure du COVID 19. Ce sujet est, vous le savez, particulièrement cher au Projet Imagine, puisque le tout premier long-métrage de Frédérique Bedos, le film « DES FEMMES ET DES HOMMES » lui est entièrement consacré. Il est à noter qu’il fait d’ailleurs, toujours aujourd’hui, figure de référence sur cette question.

Merci à tous, bon visionnage ou belle écoute, et surtout, restez prudents !

L’équipe du Projet Imagine

PS : Vos commentaires nous intéressent ! N’hésitez pas à nous faire savoir ce que vous en aurez pensé.

En vidéo et en podcast !

Entretien avec Brigitte Grésy,
Présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

On est dans un monde où finalement, on sur-valorise et on sur-paye les personnes qui s’occupent de notre argent et on sous-valorise et on sous-paye les personnes  qui s’occupent des gens.

Brigitte Grésy

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Qu’elles soient médecins, infirmières, aides-soignantes, caissières… Qu’elles s’activent dans le secteur de l’hygiène, de la restauration ou des laboratoires… Pendant le confinement, ELLES ont été providentielles. Et pourtant ! En braquant les projecteurs sur ces métiers en première ligne, la crise COVID19 a mis en évidence la sous-valorisation de nombre d’entre eux, ces métiers de l’ombre, majoritairement exercés par des femmes. Saurons-nous les en remercier, autrement que symboliquement ? Et de façon plus générale, quelle valeur souhaitons-nous octroyer à l’avenir à ce secteur du CARE dont le caractère vital ne fait plus aucun doute ? 

Plus que jamais, la question de la FEMME, de sa place dans la société, de l’égalité de droit et de traitement, se pose. Cette crise sanitaire permettra-t-elle de faire évoluer le curseur dans le bon sens, le sens du progrès humain ? Ou dans le sens inverse, alors que sur le terrain, derrière les stores de nos maisons, dans l’intimité du confinement familial, conjugal, se jouent les drames d’une régression parfois fatale ?

Bien placée pour répondre à ces interrogations, la Présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommesBrigitte Grésy a accepté l’invitation de notre fondatrice. Dans ce passionnant entretien « De L’intérieur », celle qui compte parmi les plus grand(e)s spécialistes français(e)s en matière d’égalité de genre – et notamment les stéréotypes, le sexisme ordinaire et la répartition des rôles sociaux – revisite avec Frédérique Bedos la question de l’égalité F/H à l’aune de l’expérience inédite du confinement. Revalorisation des métiers d’utilité sociale, partage des responsabilités et des tâches dans la sphère privée, hausse des violences conjugales, place des femmes dans les médias, leadership au féminin…  Tous ces sujets et bien d’autres sont passés au crible de ce bel échange, au cours duquel Madame Grésy, femme éclairée et éclairante, nous fait part, en toute lucidité, de ses convictions et de ses craintes mais aussi de ses espoirs. Edifiant !

Touche après touche, entretien après entretien, Frédérique Bedos dresse à travers la vision de ses invités un tableau global de l’impact de la crise sanitaire sur nos sociétés : après l’international et l’échelle européenne avec les experts Bertrand Badie et Nicole Gnesotto, le rôle de l’armée avec l’Amiral Finaz, le niveau local et régional avec le maire et conseiller régional François-Xavier Priollaud, l’univers carcéral avec le directeur de la prison de la Santé, Bruno Clément-Petremann, le corps social avec le sociologue Michel Wieviorkales défis de la coopération internationale et le rôle central des Nations Unies avec celui qui fut 10 ans N°2 du PNUD à Genève, Jean Fabre, l’économie à l’échelle planétaire avec le directeur de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE, Stefano Scarpetta, la finance mondiale avec l’ex Directeur général de la Banque mondiale, Bertrand Badré, le secteur culturel avec la Présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, Catherine Morin-Desailly, le monde de l’humanitaire avec le Directeur général délégué d’ACTED, Frédéric de Saint-Sernin et la situation particulière des défenseurs des droits humains avec leur Rapporteur à l’ONU, Michel Forst, elle revisite aujourd’hui la question de l’égalité des sexes en temps de crise.
 
Samedi 30 mai, c’est Edgar Morin, philosophe, sociologue et penseur de la complexité, qui s’entretiendra « De L’intérieur » avec Frédérique Bedos.

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#LesImaginers #LeMondeSelonLesImaginers #LesImaginersAtHome

Déconfinement : reprise du Programme Ecoles Imagine avec la Séance 5 sur le changement climatique

Déconfinement : reprise du Programme Ecoles Imagine avec la Séance 5 sur le changement climatique

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Séance 5

Le changement climatique

Le Vietnam face au Covid-19

Le pays, par mesure de sécurité, a annoncé la fermeture des écoles début février et l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes. Ces mesures ont été très utiles pour contrer les premiers cas de covid-19. Le 13 mars, les autorités vietnamiennes décidaient la fermeture des frontières aux ressortissants étrangers. Depuis, si une personne était entrée sur le territoire dans les 15 derniers jours ou était suspectée d’avoir été en contact avec quelqu’un présentant des signes du covid-19, celle-ci était automatiquement contactée par les autorités et accompagnée pour se faire tester. Si une personne était positive, elle était confinée à domicile ou elle était conduite dans un « camp de confinement » pendant 14 jours afin de suivre l’avancée des symptômes et éviter la contamination.

La propagation du virus a donc été bien maîtrisée par ces premières mesures, et le confinement général de deux semaines et demi mis en place mi-avril a limité les contaminations.

Le Vietnam a reçu de nombreux compliments pour sa gestion de la crise. Aujourd’hui, le pays a comptabilisé 288 cas, dont 252 personnes sont actuellement guéries, et aucun décès.

Ainsi donc, après plus de 3 mois de fermeture, les écoles au Vietnam ont pu rouvrir lundi 11 mai !

Une prérentrée a eu lieu le jeudi 7 mai : en effet, au Vietnam, ce sont les enseignants et les élèves qui sont en charge de la propreté de leur classe. Chacun a mis du sien pour nettoyer leur environnement de travail et permettre une rentrée dans de bonnes conditions sanitaires.

L’équipe de PE&D s’est joint aux étudiant.e.s pour leur souhaiter la bienvenue, et après un rappel des mesures sanitaires à respecter, la cinquième rencontre du Club Imagine à pu être réalisée ! De plus, la session était sur le changement climatique, sujet très intéressant en cette période de confinement à travers le monde, qui a montré les effets de l’activité humaine sur l’environnement.

Les élèves face au changement climatique

12 étudiant.e.s de Nhan Dao étaient présents pour cette rencontre post-confinement. Hoa, le travailleur social de PE&D, a invité les élèves à partager leur ressenti sur cette période. Beaucoup se sont rapprochés de leur famille et ont profité dans les premiers temps de ces « longues vacances », mais chacun avait très envie de reprendre le chemin de l’école et de retrouver leurs camarades.

La séance avait pour objectif de faire réfléchir les jeunes sur leur environnement actuel, l’idée qu’il.elle.s se font de la nature, pour les emmener à découvrir les causes du changement climatique, les enjeux, autant pour la planète que pour les hommes et les femmes, et enfin, proposer des solutions pour lutter contre ce phénomène.

Après avoir fait un tour de table des idées de chacun.e, Hoa à présenter la première activité : l’« ambassadeur » du climat.

Une personne devait faire deviner, par la parole ou le mime, le mot écrit sur un papier par Hoa. Ce jeu, très vivant et très expressif, a permis aux étudiants d’enrichir leur vocabulaire et d’aborder des concepts clés du sujet : météo, changement climatique, effet de serre, impact, etc.

Sur le même registre, les élèves ont ensuite rempli collectivement un mot fléché géant sur les effets négatifs du changement climatique. Les étudiant.e.s ont été particulièrement impliqués dans l’exercice. Tou.te.s connaissaient le changement climatique, mais sous-estimaient la grandeur du phénomène.  A leur échelle, ils et elles ont noté un changement dans la qualité de l’air pendant le confinement avec la diminution du trafic. Il.elle.s ont alors comparé l’impact dans leur ville à l’échelle de la planète pour se rendre compte notamment, de la pollution visuelle et auditive liée à la circulation.

Les causes du changement climatique

Divisés en deux groupes, les élèves ont réfléchi aux causes du problème. Chaque équipe devait identifier en 3 minutes le plus de causes possibles qui ont un impact négatif sur le climat.

Le premier groupe a identifié 8 causes, le second 12 !

Par exemple, les élèves ont mentionné le trafic excessif dans les villes qui participe à la pollution de l’air (particulièrement visible dans Saigon, ville célèbre pour ses nuées de scooters), la déforestation, la surpopulation ou encore la création de barrage hydro-électrique qui a entrainé la disparition de certaines espèces de poissons dans les eaux des rivières vietnamiennes.

Identifier les causes est une première étape, mais comment pouvons-nous agir pour remédier au changement climatique ?

C’est à cette dernière problématique que les étudiant.e.s ont répondu pour terminer la session. Collectivement, il.elle.s ont chanté une chanson en se passant une balle, lorsque la chanson était terminée, la personne ayant la balle devait citer une action à mettre en œuvre pour diminuer l’impact humain sur le climat !

Prendre de courtes douches, limiter l’usage de la climatisation, marcher au lieu de prendre la mobylette pour de courtes distances, réduire la consommation de viande, favoriser les produits locaux, etc. Les élèves regorgeaient d’initiatives réalisables à leur échelle !

Pour conclure, M. Chi, responsable des relations entre l’école et PE&D, a fait un discours sur l’importance du recyclage à l’école et à la maison !

Les élèves sont prêts à reprendre le chemin de l’école dans de bonnes conditions sanitaires, et sont motivés à mettre en œuvre des solutions écologiques dans leur quotidien, pour que cette reprise soit doublement positive !

Droits Humains menacés : comment aider les militants, en particulier en période de pandémie ?

Droits Humains menacés : comment aider les militants, en particulier en période de pandémie ?

Droits Humains menacés : comment aider les militants,

en particulier en période de pandémie ?

Entretien avec Michel Forst, Rapporteur Spécial des Nations unies 
sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme

C’est entre leurs mains sans doute qu’est l’avenir du monde.

Michel Forst, à propos des défenseurs des droits de l'Homme

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Liberté de la presse, sauvegarde des peuples autochtones, préservation de l’environ-nement, droit à disposer de son corps, protection des migrants… Quel que soit leur engagement, les militants sont nombreux à être régulièrement menacés, partout sur la planète. Et pour de multiples raisons, le COVID19 vient accroître les dangers qui pèsent sur eux. 
 
Comment, dans ces conditions, défendre ceux qui défendent ? Comment aider les personnes qui sacrifient parfois leur vie pour préserver nos droits fondamentaux, dénoncer les abus ou porter assistance aux opprimés ? Comment protéger ceux qui portent la liberté en étendard et se battent, à leurs risques et périls, pour la justice et la vérité ? Quels sont les leviers d’action pour lutter contre les acteurs – publics ou privés – qui bafouent les droits humains ? C’est précisément la mission du  Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme, mandat exercé depuis 2014 par un militant de longue date, Michel Forst. Ce dernier a bien voulu répondre aux questions de Frédérique Bedos pour  expliquer « De L’intérieur » en quoi consiste sa mission en temps habituels et comment elle est, aujourd’hui, impactée par la pandémie. 

Emaillant ses propos de témoignages concrets, Michel Forst évoque aussi bien sa rencontre avec le célèbre lanceur d’alerte américain, Edward Snowden, que les crimes commis par l’agrobusiness à l’encontre des communautés paysannes d’Amazonie ou encore la montée des violences des sicarios au Mexique… 

Plus près de nous, il fait part de ses préoccupations concernant la surveillance numérique centralisée et en profite pour soulever la question épineuse du choix entre la liberté et la sécurité. L’équilibre est délicat, particulièrement en période de pandémie, et la tentation forte pour certains de jouer sur la fibre sécuritaire pour asseoir leur autorité. Il serait illusoire de croire qu’un abandon de certains de nos droits fondamentaux ne serait que provisoire… 

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