La lubrizolisation de la société – “De L’intérieur” avec Frédéric Dabi

La lubrizolisation de la société – “De L’intérieur” avec Frédéric Dabi

La lubrizolisation de la société

Entretien avec Frédéric Dabi, Directeur général adjoint de l’IFOP et directeur du pôle Opinion et Stratégies d’Entreprise

Ce qui m’intéresse, c’est de regarder les catégories qui se disent révoltées
versus celles qui se disent résignées.

Frédéric Dabi

-

Les enquêtes d’opinion de l’institut de sondage Ifop permettent de prendre le pouls de la société française presqu’au quotidien. Une donnée précieuse, en cette période si mouvementée, pour cerner l’état d’esprit des Français et leurs préoccupations principales !

Frédérique Bedos a ainsi sollicité Frédéric Dabi afin qu’il puisse « De L’intérieur » nous faire part de ses observations.

Reprenant le fil de l’histoire, cet expert, spécialisé notamment en sociologie politique et en analyse des comportements électoraux, nous permet de nous remémorer les soubresauts de notre actualité récente : depuis le mouvement des gilets jaunes, les débats autour de la réforme des retraites jusqu’au basculement dans la pandémie.

Quasiment du jour au lendemain, les cartes ont été intégralement rebattues ! Les priorités ont bougé et les discours changé de nature. Quelles conséquences sur le moral des Français ? Sur leurs attentes ? Et quels bouleversements sont à prévoir concernant l’échiquier politique ? 

Une auscultation de la société particulièrement instructive en cette période d’incertitude.

Aussi disponible en podcast !

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#DeLinterieur #LesImaginers #LeMondeSelonLesImaginers

Une inextinguible soif de justice

Une inextinguible soif de justice

Une inextinguible soif de justice !

« Mes chers amis,

Pour la première fois de l’histoire humaine, le monde s’est mis au même diapason. Et le message résonne « loud and clear »* : nous sommes fragiles ! 
Mais si la vie est fragile, elle est pugnace aussi. Jusqu’au bout, jusqu’à son dernier souffle, elle se bat pour trouver un chemin qui lui permettra d’échapper à la mort.
Durant 8mn et 46 secondes, Georges Floyd a tenu. Une éternité !
Ce qui rend insoutenable les images de cette agonie, c’est cette effroyable lenteur. Comme si le temps suspendait son cours implacable afin de permettre au bourreau de retrouver le chemin de son cœur, de son humanité. Mais ce dernier pose, fièrement, laissant ces longues secondes s’égrener vers l’irrémédiable.
La cruauté de cette mise à mort a provoqué une vague d’émotion sans précédent. Elle ne connaît pas de frontière, mobilise les foules et réclame JUSTICE !
Justice pour les populations noires, latinos, asiatiques, pour toutes les minorités, mais aussi pour les femmes, pour toutes celles et ceux qui revendiquent leur droit à la différence, leur droit à la vie ! Aux avant-postes de ce mouvement de revendication, on trouve principalement les jeunes. Une jeunesse qui, jour après jour, voit son héritage se ternir mais qui refuse d’abdiquer.

Ce sursaut participe d’un esprit d’idéalisme et de résistance. Et pour moi, c’est bel et bien cela l’esprit de jeunesse… C’est cet esprit que je retrouve chez Ruth Bader Ginsburg, la célèbre juge progressiste qui siège à la Cour suprême des Etats Unis et qui, à 86 ans, est justement devenue une véritable icône des jeunes. Si j’évoque ici cette grande figure du féminisme, c’est parce qu’à la lumière de ces tragiques évènements, me revient la phrase emblématique de son combat : “I ask no favor for my sex. All I ask of our brethren is that they take their feet off our necks and permit us to stand upright”* . Face aux innombrables injustices de notre monde, n’hésitons pas à mettre un genou à terre, à lever nos poings et à faire entendre nos voix pour crier : “I dissent!”

Frédérique Bedos

* « fort et clair »

Je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe. Tout ce que je demande à nos frères, c’est qu’ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque et nous permettre de nous tenir debout ». Phrase célèbre de la militante américaine Sarah Grimké du 19e siècle, reprise par RBG.

* « Je conteste ». C’est avec cette phrase que les juges de la cour suprême ont coutume de faire connaître leur désaccord vis à vis d’un jugement.

Mardi 30 juin à 20H, connectez vous à notre Facebook live :

« Le monde post COVID vu par les 20/30 ans »

Crises sanitaire, environnementale, climatique et sociale… La jeunesse d’aujourd’hui se trouve confrontée à une vision de l’avenir plus apocalyptique que jamais ! Et ce ne sont pas les très pessimistes prévisions économiques, conséquences de la pandémie, qui risquent de les rassurer. 
Dans ces conditions, comment fait-on, quand on a la vie devant soi, pour se projeter dans le futur ? Comment la jeunesse d’aujourd’hui envisage-t-elle l’avenir ? Quelle société est-elle en train de bâtir ? Où puise-t-elle l’énergie d’y croire ? C’est le sujet de la table ronde à laquelle nous vous proposons d’assister en live sur Facebook le 30 juin à 20H00. 
Entourée d’un panel de jeunes intervenant.e.s aux profils très variés, Frédérique Bedos,  balaiera l’actualité du monde. L’occasion d’évoquer des thématiques aussi diverses que les évolutions sociétales, les modes de vie, l’alimentation, la politique, la science, l’économie, l’écologie, l’égalité femme-homme sans oublier bien entendu le racisme et toutes les formes de discrimination… La jeunesse a des convictions et de la ressource. Se mettre à son écoute, c’est un peu lever le voile sur le monde de demain.
 
Tous les détails pratiques seront précisés dans notre prochaine newsletter, samedi 27 juin.

« Puisque tout est incertain, autant être audacieux »

Frédérique Bedos dans les Cafés de l'Après ☕

Frédérique Bedos était hier l’invitée des Cafés de l’Après, un événement organisé par le Comité Grand Lille pour préparer le monde de demain.
Une intervention inspirante à (re)découvrir en vidéo sur Facebooken podcast sur Ausha, et qui sera prochainement retransmise sur la chaîne de télévision régionale WEO.

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 7 – La ville durable

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 7 – La ville durable

Séance 7

La ville durable

Programme Ecoles Imagine - Séance n°7 à Nhan Dao - La ville durable

Jeudi 21 mai, les élèves de l’école professionnelle de Nhan Dao ont participé à la dernière activité des écoles Imagine. Depuis décembre 2019, les élèves se sont retrouvés pour découvrir et débattre sur 7 thématiques contemporaines, peu discutées dans leur société traditionnelle Vietnamienne.

La semaine dernière, ils.elles ont abordé le sujet des migrations, notamment urbaines, qui conduisent de nombreuses personnes à tenter leur chance à Ho Chi Minh City (HCMV), pour trouver un travail et améliorer leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, les étudiant.e.s se sont intéressé.e.s aux besoins d’HCMV, et de toutes les grandes villes du monde, pour répondre aux changements actuels, économiques, démographiques, technologiques, et créer leur ville moderne permettant au plus grand nombre de vivre mieux et durablement.

City tour (visite de la ville)

Après un petit brise-glace pour éveiller les élèves, Hoa et Thao (les facilitateur.rice.s) ont démarré la première activité. Tout simplement, chacun.e devait partager ce qui pour eux.elles était important dans la ville. Après le confinement qui fut difficile pour tou.te.s, les premières idées étaient dédiées aux loisirs : restaurants, terrains de football, parcs d’attractions, cafés, librairies. Et au fur et à mesure, ils.elles ont commencé à aborder d’autres priorités d’ordres vital et sécuritaire : hôpitaux, commissariats, pagodes (temples), banques, parcs publics, etc.

Hoa leur a demandé de débattre sur les structures qui n’étaient pas essentielles au développement de la ville, en leur remettant sur un papier une liste préalablement établie de lieux. Les élèves ont éliminé les lieux de divertissement, concluant qu’ils.elles pouvaient jouer à des jeux à domicile. Ils.elles ont également longtemps débattu sur les transports. Les élèves ont préféré garder les services de voitures taxis et ont éliminé GoViet et Grab, les services de motos taxis, qui sont plus dangereux.

Ballade en ville

De nombreuses infrastructures ont été identifiées comme nécessaires au développement pur de la ville : arbres, hôpitaux, écoles, entreprises, fermes, aéroport, etc.

Grâce à des LEGO, les élèves ont construit par groupes leur ville qui devait répondre à ce critère « équilibrée entre le développement industriel et la protection environnementale ».

Pendant 30 minutes, les élèves se sont concertés et ont laissé leur imagination déborder pour construire la plus belle ville, durable et utile.

Photos : groupe 1 et leur ville durable

Le premier groupe, a décidé de faire une ville simple et aérée avec le moins de pièces possibles, pour éviter l’excès de bâtiments et de matériaux, répondant ainsi au côté écologique de la ville. Ils.elles ont réussi à construire dans le temps imparti une ville complète : une école, un aéroport, un supermarché, un parc, une station essence, une ferme animale, un opéra, un temple et un bureau administratif.

Le deuxième groupe a été très minutieux. Ils.elles ont construit seulement 3 bâtiments : une école, une église et un pont pour entrer dans la ville. Les 3 infrastructures sont bien réalisées, et les élèves ont mentionné que les matériaux étaient écologiques et durables, pour éviter qu’une nouvelle reconstruction soit nécessaire dans les prochaines années.

Photo : un élève tient l’église écologique qu’il a créée pour la « ville durable » de son groupe

 

Enfin, le dernier groupe s’est focalisé sur la construction d’un environnement de travail sain, comme exemple de ce qu’ils.elles souhaitaient dans leur ville. Partant de la création d’un centre de tri très performant, où tout est recyclé et réutilisé, ils.elles ont bâti une ville dans la ville, avec des logements écologiques à proximité, des petites infrastructures médicales et des épiceries, pour éviter la pollution liée aux transports. Un parc avec un skate-park a même été créé pour que les employé.e.s et leur famille se divertissent !

Chaque construction était différente. Après concertation entre tou.te.s, la premier groupe a été déclaré « meilleur.e.s ingénieur.e.s pour une ville durable ».

Etape 2 : Préparation des projets !

 

Après de nombreux applaudissements, les élèves se sont répartis en 3 groupes pour réfléchir au projet qu’ils.elles souhaitent réaliser. La seule consigne est que le projet doit s’inscrire dans la promotion et/ou protection d’un thème qui a été vu lors des sessions.

Tou.te.s sont très motivé.e.s pour cette étape et ont hâte de mettre en œuvre leur connaissance et les partager dans leur communauté.

Jeudi 21 mai, les élèves de l’école professionnelle de Nhan Dao ont participé à la dernière activité des écoles Imagine. Depuis décembre 2019, les élèves se sont retrouvés pour découvrir et débattre sur 7 thématiques contemporaines, peu discutées dans leur société traditionnelle Vietnamienne.

La semaine dernière, ils.elles ont abordé le sujet des migrations, notamment urbaines, qui conduisent de nombreuses personnes à tenter leur chance à Ho Chi Minh City (HCMV), pour trouver un travail et améliorer leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, les étudiant.e.s se sont intéressé.e.s aux besoins d’HCMV, et de toutes les grandes villes du monde, pour répondre aux changements actuels, économiques, démographiques, technologiques, et créer leur ville moderne permettant au plus grand nombre de vivre mieux et durablement.

City tour (visite de la ville)

Après un petit brise-glace pour éveiller les élèves, Hoa et Thao (les facilitateur.rice.s) ont démarré la première activité. Tout simplement, chacun.e devait partager ce qui pour eux.elles était important dans la ville. Après le confinement qui fut difficile pour tou.te.s, les premières idées étaient dédiées aux loisirs : restaurants, terrains de football, parcs d’attractions, cafés, librairies. Et au fur et à mesure, ils.elles ont commencé à aborder d’autres priorités d’ordres vital et sécuritaire : hôpitaux, commissariats, pagodes (temples), banques, parcs publics, etc.

Hoa leur a demandé de débattre sur les structures qui n’étaient pas essentielles au développement de la ville, en leur remettant sur un papier une liste préalablement établie de lieux. Les élèves ont éliminé les lieux de divertissement, concluant qu’ils.elles pouvaient jouer à des jeux à domicile. Ils.elles ont également longtemps débattu sur les transports. Les élèves ont préféré garder les services de voitures taxis et ont éliminé GoViet et Grab, les services de motos taxis, qui sont plus dangereux.

Ballade en ville

De nombreuses infrastructures ont été identifiées comme nécessaires au développement pur de la ville : arbres, hôpitaux, écoles, entreprises, fermes, aéroport, etc.

Grâce à des LEGO, les élèves ont construit par groupes leur ville qui devait répondre à ce critère « équilibrée entre le développement industriel et la protection environnementale ».

Pendant 30 minutes, les élèves se sont concertés et ont laissé leur imagination déborder pour construire la plus belle ville, durable et utile.

Photos : groupe 1 et leur ville durable

Le premier groupe, a décidé de faire une ville simple et aérée avec le moins de pièces possibles, pour éviter l’excès de bâtiments et de matériaux, répondant ainsi au côté écologique de la ville. Ils.elles ont réussi à construire dans le temps imparti une ville complète : une école, un aéroport, un supermarché, un parc, une station essence, une ferme animale, un opéra, un temple et un bureau administratif.

Le deuxième groupe a été très minutieux. Ils.elles ont construit seulement 3 bâtiments : une école, une église et un pont pour entrer dans la ville. Les 3 infrastructures sont bien réalisées, et les élèves ont mentionné que les matériaux étaient écologiques et durables, pour éviter qu’une nouvelle reconstruction soit nécessaire dans les prochaines années.

Photo : un élève tient l’église écologique qu’il a créée pour la « ville durable » de son groupe

 

Enfin, le dernier groupe s’est focalisé sur la construction d’un environnement de travail sain, comme exemple de ce qu’ils.elles souhaitaient dans leur ville. Partant de la création d’un centre de tri très performant, où tout est recyclé et réutilisé, ils.elles ont bâti une ville dans la ville, avec des logements écologiques à proximité, des petites infrastructures médicales et des épiceries, pour éviter la pollution liée aux transports. Un parc avec un skate-park a même été créé pour que les employé.e.s et leur famille se divertissent !

Chaque construction était différente. Après concertation entre tou.te.s, la premier groupe a été déclaré « meilleur.e.s ingénieur.e.s pour une ville durable ».

Etape 2 : Préparation des projets !

 

Après de nombreux applaudissements, les élèves se sont répartis en 3 groupes pour réfléchir au projet qu’ils.elles souhaitent réaliser. La seule consigne est que le projet doit s’inscrire dans la promotion et/ou protection d’un thème qui a été vu lors des sessions.

Tou.te.s sont très motivé.e.s pour cette étape et ont hâte de mettre en œuvre leur connaissance et les partager dans leur communauté.

Coronavirus : chronique d’une polycrise – De L’intérieur – Edgar Morin

Coronavirus : chronique d’une polycrise – De L’intérieur – Edgar Morin

Coronavirus : chronique d'une polycrise

Entretien avec Edgar Morin, Philosophe, sociologue et penseur de la complexité

Chaque vie, même la plus prosaïque, est une aventure

Edgar Morin

-

C’est un jeune homme de 99 ans, Edgar Morin, qui a accepté de s’entretenir #DeLintérieur avec Frédérique Bedos. Cet opti-pessimiste, comme il se définit lui-même, nous fait part de sa vision sur l’étrange période que nous vivons. Ultralibéralisme, volonté de domination de la nature, rêve transhumaniste ou encore quête d’immortalité… le philosophe, sociologue et penseur de la complexité nous éclaire sur la polycrise en cours – combinaison de crises sanitaire, économique, psychologique, etc.

Puisant dans ses souvenirs de grand résistant durant la seconde Guerre mondiale, Edgar Morin nous appelle à nous unir contre les forces de mort et de destruction, à vivre intensément le présent, à ne pas confondre avec l’immédiateté, et surtout, à s’extasier devant cette grande aventure qu’est la vie !

Quant à la conclusion de l’échange, elle est tout bonnement inoubliable : elle nous parle d’AMOUR !

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#DeLinterieur #LesImaginers  #LeMondeSelonLesImaginers

Tribune à lire et café à prendre !

Tribune à lire et café à prendre !

Au menu de cet article :

  • – Un vibrant appel à revaloriser les professions médico-sociales
  • – La participation le 12 juin de Frédérique Bedos aux Cafés de l’Après

Pour que nos mercis deviennent visibles

Avec son lot d’angoisse et d’incertitudes, la crise sanitaire n’a pas épargné les personnes en situation de handicap. Ces dernières ont, plus que jamais, eu besoin d’accompagnement. Pour autant, l’engagement des professionnels qui œuvrent toute l’année à leurs côtés manque cruellement de reconnaissance !

Parce qu’elle a des frères et des soeurs qui bénéficient au quotidien des soins du secteur médico-social, Frédérique Bedos est particulièrement sensible aux personnes dont la mission consiste à améliorer la qualité de vie des bénéficiaires ainsi que de leur famille et entourage.

Pour favoriser d’une part la prise en compte de leur dévouement en ces temps difficiles et d’autre part la revalorisation de leurs métiers et salaires, la fondatrice de notre ONG a cosigné, aux côtés de 66 autres personnalités dont Leila Bekti, Jean-Michel Ribes, Anne Roumanoff, Gérard Darmon, Marie-Paule Belle, François Morel, Catherine Frot, Jacques Gamblin… la tribune initiée par Luc Gateau président de l’Unapei et publiée dimanche dernier dans LE PARISIEN.

Découvrez  ici le film Manifeste de l’UNAPEI : film « manifeste » 

Vendredi 12 juin à 13H45, venez donc prendre le café avec Frédérique Bedos

Depuis le 6 avril, Le Comité Grand Lille propose aux internautes de prendre un café virtuel avec des femmes et des hommes d’horizons variés, entrepreneurs, scientifiques, philosophes, sociologues, politiques… qui ont un avis éclairé et éclairant sur la crise actuelle, et surtout sur la sortie du tunnel.

Après Erik Orsenna, Cynthia Fleury, Geoffroy Roux de Bézieux, Mercedes Erra, Christophe Bonduelle, Emile Servan-Schreiber… Frédérique Bedos sera l’invitée de cette visio-conférence, accessible sur le site et sur Facebook, qui sera ensuite retransmise sur la chaîne de télévision régionale WEO.

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

Séance 6

Les migrations

Programme Ecoles Imagine - Séance n°6 à Nhan Dao - Les migrations

Jeudi 14 mai, les élèves du club Imagine de Nhan Dao se sont retrouvés pour l’avant-dernière séance de la première partie du programme, sur le thème des migrations !

Cette thématique était très attendue par les étudiant.e.s et ils.elles nous ont partagé leurs propres histoires pour illustrer le phénomène des migrations.

Hô Chi Minh Ville est la ville la plus peuplée du pays, avec 12 millions d’habitants et ces 10 dernières années, la population urbaine a augmenté de plus de 5%. De nombreux vietnamiens et vietnamiennes quittent leur campagne pour la ville, dans l’espoir d’obtenir un travail stable et améliorer leurs conditions de vie.

Et ça, ça vient d’où ?

Pour faire réfléchir les élèves sur les migrations, Hoa leur a proposé un exercice qui a séduit tout le monde : la gastronomie vietnamienne !

Par groupes de 5, chacun.e devait énumérer le plus de plats vietnamiens qu’ils.elles avaient mangés, mais qui ne sont pas de Saigon.

Les élèves ont plongé dans leurs souvenirs et ont trouvé de nombreuses spécialités :

Grâce à cette activité, chacun.e s’est rendu compte de l’impact des migrations, de la rapidité de diffusion d’une culture ou d’une spécialité et ils.elles ont commencé à discuter des origines de leur famille.

Et toi, tu viens d’où ?

Après ce moment de divertissement, chaque élève a reçu 4 petits morceaux de papiers sur lesquels il.elle devait écrire les informations suivantes : lieu de naissance des grands-parents, lieu de naissance des parents, son lieu de naissance et le lieu où il.elle souhaiterait vivre plus tard.

Seulement 3 étudiant.e.s ont de la famille proche qui a immigré au Vietnam, peu connaissent les difficultés liées à ce phénomène et les conséquences qui y sont liées. Pour autant, 11 élèves sur les 15 présents souhaitent vivre à l’étranger. Les motivations qu’ils.elles soulèvent sont de meilleures conditions de vie et un meilleur accès à l’éducation.

Hoa a demandé aux élèves leurs conceptions de la migration : pour Tuyền, la migration s’associe à un changement de lieu de résidence. Cần a complété avec l’envie de s’installer dans une nouvelle vie pour une longue période. Les élèves se sont accordés sur cette définition : migrer, c’est se relocaliser dans l’optique d’améliorer ses conditions de vie.

Les difficultés liées à la migration

Les élèves se sont penchés sur les complexités, personnelles, économiques, climatiques, etc., que les migrants affrontent lorsqu’ils décident de prendre la route.

Par groupes, ils.elles ont échangé sur les expériences qu’ils.elles connaissent, de ce qu’ils.elles ont pu voir à la télévision ou d’histoires de connaissances. Changement de maison, de climat, de nourriture, difficulté à trouver un logement, un emploi, une école pour les enfants, complication pour obtenir les papiers nécessaires, etc. Les élèves ont évoqué toutes les difficultés principales liées aux migrations.

Ils.elles ont également conclu que les migrants font face à beaucoup de difficultés et sont plus vulnérables que les habitants nés dans le pays et/ou la région d’accueil.

Les élèves ont ensuite réalisé un petit jeu de rôle, ils.elles ont pioché une carte sur laquelle étaient écrites des caractéristiques d’un personnage fictif et chacun.e a dû analyser sa situation : « je suis Khang, je viens de An Giang et je suis né aveugle » ; « mon père est le responsable d’un restaurant chinois dans le district 5 » ; « j’ai 14 ans, je vis à Can Tho, avec mon fils qui a 2 ans, son père nous a abandonnés et je fais des petits boulots pour élever mon fils » ; « je suis Vy, j’ai 19 ans et mon père est directeur de la VietBank. J’étudie dans une grande université », etc.

Hoa a ensuite énuméré certaines conditions de vie, et si les personnages vivaient dans ces conditions, ils devaient faire un pas en avant. 4 personnages avaient un téléphone, 5 élèves savaient lire et écrire, 10 avaient des parents possédant une maison, etc. Mais à la dernière question « es-tu optimiste pour ton futur ? » personne ne s’est avancé.

En échangeant sur le sujet, les personnages avaient tous des situations différentes, certains étaient aisés et/ou faisaient des études, mais les élèves ont affirmé qu’il y avait de nombreux facteurs qui pouvaient les pousser à migrer un jour et/ou perdre ce qu’ils.elles avaient acquis.

Pour conclure, Hoa a partagé avec les étudiant.e.s les nombreuses discriminations dont les migrants sont sujets. Et les élèves ont fait la promesse de ne pas juger et/ou critiquer des individus sans connaitre leur parcours et les difficultés qu’ils.elles ont rencontrées.

A la fin de la session, les élèves ont échangé sur le sujet et tou.te.s ont apprécié pouvoir parler ouvertement de ce phénomène mondial, et ont appris beaucoup sur la complexité d’immigrer. Il faut beaucoup de courage pour prendre une telle décision et parcourir ce chemin.

« Aujourd’hui, j’ai beaucoup appris sur les migrants. Je comprends également mieux ma situation et les choix qu’a dû faire ma famille. Je ne me moquerai plus des autres sans connaitre leur parcours. J’ai également découvert de nouvelles facettes de mes ami.e.s. La session a été enrichissante ! » Phước.

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