Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 7 – La ville durable

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 7 – La ville durable

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Séance 7

La ville durable

Programme Ecoles Imagine - Séance n°7 à Nhan Dao - La ville durable

Jeudi 21 mai, les élèves de l’école professionnelle de Nhan Dao ont participé à la dernière activité des écoles Imagine. Depuis décembre 2019, les élèves se sont retrouvés pour découvrir et débattre sur 7 thématiques contemporaines, peu discutées dans leur société traditionnelle Vietnamienne.

La semaine dernière, ils.elles ont abordé le sujet des migrations, notamment urbaines, qui conduisent de nombreuses personnes à tenter leur chance à Ho Chi Minh City (HCMV), pour trouver un travail et améliorer leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, les étudiant.e.s se sont intéressé.e.s aux besoins d’HCMV, et de toutes les grandes villes du monde, pour répondre aux changements actuels, économiques, démographiques, technologiques, et créer leur ville moderne permettant au plus grand nombre de vivre mieux et durablement.

City tour (visite de la ville)

Après un petit brise-glace pour éveiller les élèves, Hoa et Thao (les facilitateur.rice.s) ont démarré la première activité. Tout simplement, chacun.e devait partager ce qui pour eux.elles était important dans la ville. Après le confinement qui fut difficile pour tou.te.s, les premières idées étaient dédiées aux loisirs : restaurants, terrains de football, parcs d’attractions, cafés, librairies. Et au fur et à mesure, ils.elles ont commencé à aborder d’autres priorités d’ordres vital et sécuritaire : hôpitaux, commissariats, pagodes (temples), banques, parcs publics, etc.

Hoa leur a demandé de débattre sur les structures qui n’étaient pas essentielles au développement de la ville, en leur remettant sur un papier une liste préalablement établie de lieux. Les élèves ont éliminé les lieux de divertissement, concluant qu’ils.elles pouvaient jouer à des jeux à domicile. Ils.elles ont également longtemps débattu sur les transports. Les élèves ont préféré garder les services de voitures taxis et ont éliminé GoViet et Grab, les services de motos taxis, qui sont plus dangereux.

Ballade en ville

De nombreuses infrastructures ont été identifiées comme nécessaires au développement pur de la ville : arbres, hôpitaux, écoles, entreprises, fermes, aéroport, etc.

Grâce à des LEGO, les élèves ont construit par groupes leur ville qui devait répondre à ce critère « équilibrée entre le développement industriel et la protection environnementale ».

Pendant 30 minutes, les élèves se sont concertés et ont laissé leur imagination déborder pour construire la plus belle ville, durable et utile.

Photos : groupe 1 et leur ville durable

Le premier groupe, a décidé de faire une ville simple et aérée avec le moins de pièces possibles, pour éviter l’excès de bâtiments et de matériaux, répondant ainsi au côté écologique de la ville. Ils.elles ont réussi à construire dans le temps imparti une ville complète : une école, un aéroport, un supermarché, un parc, une station essence, une ferme animale, un opéra, un temple et un bureau administratif.

Le deuxième groupe a été très minutieux. Ils.elles ont construit seulement 3 bâtiments : une école, une église et un pont pour entrer dans la ville. Les 3 infrastructures sont bien réalisées, et les élèves ont mentionné que les matériaux étaient écologiques et durables, pour éviter qu’une nouvelle reconstruction soit nécessaire dans les prochaines années.

Photo : un élève tient l’église écologique qu’il a créée pour la « ville durable » de son groupe

 

Enfin, le dernier groupe s’est focalisé sur la construction d’un environnement de travail sain, comme exemple de ce qu’ils.elles souhaitaient dans leur ville. Partant de la création d’un centre de tri très performant, où tout est recyclé et réutilisé, ils.elles ont bâti une ville dans la ville, avec des logements écologiques à proximité, des petites infrastructures médicales et des épiceries, pour éviter la pollution liée aux transports. Un parc avec un skate-park a même été créé pour que les employé.e.s et leur famille se divertissent !

Chaque construction était différente. Après concertation entre tou.te.s, la premier groupe a été déclaré « meilleur.e.s ingénieur.e.s pour une ville durable ».

Etape 2 : Préparation des projets !

 

Après de nombreux applaudissements, les élèves se sont répartis en 3 groupes pour réfléchir au projet qu’ils.elles souhaitent réaliser. La seule consigne est que le projet doit s’inscrire dans la promotion et/ou protection d’un thème qui a été vu lors des sessions.

Tou.te.s sont très motivé.e.s pour cette étape et ont hâte de mettre en œuvre leur connaissance et les partager dans leur communauté.

Jeudi 21 mai, les élèves de l’école professionnelle de Nhan Dao ont participé à la dernière activité des écoles Imagine. Depuis décembre 2019, les élèves se sont retrouvés pour découvrir et débattre sur 7 thématiques contemporaines, peu discutées dans leur société traditionnelle Vietnamienne.

La semaine dernière, ils.elles ont abordé le sujet des migrations, notamment urbaines, qui conduisent de nombreuses personnes à tenter leur chance à Ho Chi Minh City (HCMV), pour trouver un travail et améliorer leurs conditions de vie.

Aujourd’hui, les étudiant.e.s se sont intéressé.e.s aux besoins d’HCMV, et de toutes les grandes villes du monde, pour répondre aux changements actuels, économiques, démographiques, technologiques, et créer leur ville moderne permettant au plus grand nombre de vivre mieux et durablement.

City tour (visite de la ville)

Après un petit brise-glace pour éveiller les élèves, Hoa et Thao (les facilitateur.rice.s) ont démarré la première activité. Tout simplement, chacun.e devait partager ce qui pour eux.elles était important dans la ville. Après le confinement qui fut difficile pour tou.te.s, les premières idées étaient dédiées aux loisirs : restaurants, terrains de football, parcs d’attractions, cafés, librairies. Et au fur et à mesure, ils.elles ont commencé à aborder d’autres priorités d’ordres vital et sécuritaire : hôpitaux, commissariats, pagodes (temples), banques, parcs publics, etc.

Hoa leur a demandé de débattre sur les structures qui n’étaient pas essentielles au développement de la ville, en leur remettant sur un papier une liste préalablement établie de lieux. Les élèves ont éliminé les lieux de divertissement, concluant qu’ils.elles pouvaient jouer à des jeux à domicile. Ils.elles ont également longtemps débattu sur les transports. Les élèves ont préféré garder les services de voitures taxis et ont éliminé GoViet et Grab, les services de motos taxis, qui sont plus dangereux.

Ballade en ville

De nombreuses infrastructures ont été identifiées comme nécessaires au développement pur de la ville : arbres, hôpitaux, écoles, entreprises, fermes, aéroport, etc.

Grâce à des LEGO, les élèves ont construit par groupes leur ville qui devait répondre à ce critère « équilibrée entre le développement industriel et la protection environnementale ».

Pendant 30 minutes, les élèves se sont concertés et ont laissé leur imagination déborder pour construire la plus belle ville, durable et utile.

Photos : groupe 1 et leur ville durable

Le premier groupe, a décidé de faire une ville simple et aérée avec le moins de pièces possibles, pour éviter l’excès de bâtiments et de matériaux, répondant ainsi au côté écologique de la ville. Ils.elles ont réussi à construire dans le temps imparti une ville complète : une école, un aéroport, un supermarché, un parc, une station essence, une ferme animale, un opéra, un temple et un bureau administratif.

Le deuxième groupe a été très minutieux. Ils.elles ont construit seulement 3 bâtiments : une école, une église et un pont pour entrer dans la ville. Les 3 infrastructures sont bien réalisées, et les élèves ont mentionné que les matériaux étaient écologiques et durables, pour éviter qu’une nouvelle reconstruction soit nécessaire dans les prochaines années.

Photo : un élève tient l’église écologique qu’il a créée pour la « ville durable » de son groupe

 

Enfin, le dernier groupe s’est focalisé sur la construction d’un environnement de travail sain, comme exemple de ce qu’ils.elles souhaitaient dans leur ville. Partant de la création d’un centre de tri très performant, où tout est recyclé et réutilisé, ils.elles ont bâti une ville dans la ville, avec des logements écologiques à proximité, des petites infrastructures médicales et des épiceries, pour éviter la pollution liée aux transports. Un parc avec un skate-park a même été créé pour que les employé.e.s et leur famille se divertissent !

Chaque construction était différente. Après concertation entre tou.te.s, la premier groupe a été déclaré « meilleur.e.s ingénieur.e.s pour une ville durable ».

Etape 2 : Préparation des projets !

 

Après de nombreux applaudissements, les élèves se sont répartis en 3 groupes pour réfléchir au projet qu’ils.elles souhaitent réaliser. La seule consigne est que le projet doit s’inscrire dans la promotion et/ou protection d’un thème qui a été vu lors des sessions.

Tou.te.s sont très motivé.e.s pour cette étape et ont hâte de mettre en œuvre leur connaissance et les partager dans leur communauté.

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 6 – Les migrations

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Séance 6

Les migrations

Programme Ecoles Imagine - Séance n°6 à Nhan Dao - Les migrations

Jeudi 14 mai, les élèves du club Imagine de Nhan Dao se sont retrouvés pour l’avant-dernière séance de la première partie du programme, sur le thème des migrations !

Cette thématique était très attendue par les étudiant.e.s et ils.elles nous ont partagé leurs propres histoires pour illustrer le phénomène des migrations.

Hô Chi Minh Ville est la ville la plus peuplée du pays, avec 12 millions d’habitants et ces 10 dernières années, la population urbaine a augmenté de plus de 5%. De nombreux vietnamiens et vietnamiennes quittent leur campagne pour la ville, dans l’espoir d’obtenir un travail stable et améliorer leurs conditions de vie.

Et ça, ça vient d’où ?

Pour faire réfléchir les élèves sur les migrations, Hoa leur a proposé un exercice qui a séduit tout le monde : la gastronomie vietnamienne !

Par groupes de 5, chacun.e devait énumérer le plus de plats vietnamiens qu’ils.elles avaient mangés, mais qui ne sont pas de Saigon.

Les élèves ont plongé dans leurs souvenirs et ont trouvé de nombreuses spécialités :

Grâce à cette activité, chacun.e s’est rendu compte de l’impact des migrations, de la rapidité de diffusion d’une culture ou d’une spécialité et ils.elles ont commencé à discuter des origines de leur famille.

Et toi, tu viens d’où ?

Après ce moment de divertissement, chaque élève a reçu 4 petits morceaux de papiers sur lesquels il.elle devait écrire les informations suivantes : lieu de naissance des grands-parents, lieu de naissance des parents, son lieu de naissance et le lieu où il.elle souhaiterait vivre plus tard.

Seulement 3 étudiant.e.s ont de la famille proche qui a immigré au Vietnam, peu connaissent les difficultés liées à ce phénomène et les conséquences qui y sont liées. Pour autant, 11 élèves sur les 15 présents souhaitent vivre à l’étranger. Les motivations qu’ils.elles soulèvent sont de meilleures conditions de vie et un meilleur accès à l’éducation.

Hoa a demandé aux élèves leurs conceptions de la migration : pour Tuyền, la migration s’associe à un changement de lieu de résidence. Cần a complété avec l’envie de s’installer dans une nouvelle vie pour une longue période. Les élèves se sont accordés sur cette définition : migrer, c’est se relocaliser dans l’optique d’améliorer ses conditions de vie.

Les difficultés liées à la migration

Les élèves se sont penchés sur les complexités, personnelles, économiques, climatiques, etc., que les migrants affrontent lorsqu’ils décident de prendre la route.

Par groupes, ils.elles ont échangé sur les expériences qu’ils.elles connaissent, de ce qu’ils.elles ont pu voir à la télévision ou d’histoires de connaissances. Changement de maison, de climat, de nourriture, difficulté à trouver un logement, un emploi, une école pour les enfants, complication pour obtenir les papiers nécessaires, etc. Les élèves ont évoqué toutes les difficultés principales liées aux migrations.

Ils.elles ont également conclu que les migrants font face à beaucoup de difficultés et sont plus vulnérables que les habitants nés dans le pays et/ou la région d’accueil.

Les élèves ont ensuite réalisé un petit jeu de rôle, ils.elles ont pioché une carte sur laquelle étaient écrites des caractéristiques d’un personnage fictif et chacun.e a dû analyser sa situation : « je suis Khang, je viens de An Giang et je suis né aveugle » ; « mon père est le responsable d’un restaurant chinois dans le district 5 » ; « j’ai 14 ans, je vis à Can Tho, avec mon fils qui a 2 ans, son père nous a abandonnés et je fais des petits boulots pour élever mon fils » ; « je suis Vy, j’ai 19 ans et mon père est directeur de la VietBank. J’étudie dans une grande université », etc.

Hoa a ensuite énuméré certaines conditions de vie, et si les personnages vivaient dans ces conditions, ils devaient faire un pas en avant. 4 personnages avaient un téléphone, 5 élèves savaient lire et écrire, 10 avaient des parents possédant une maison, etc. Mais à la dernière question « es-tu optimiste pour ton futur ? » personne ne s’est avancé.

En échangeant sur le sujet, les personnages avaient tous des situations différentes, certains étaient aisés et/ou faisaient des études, mais les élèves ont affirmé qu’il y avait de nombreux facteurs qui pouvaient les pousser à migrer un jour et/ou perdre ce qu’ils.elles avaient acquis.

Pour conclure, Hoa a partagé avec les étudiant.e.s les nombreuses discriminations dont les migrants sont sujets. Et les élèves ont fait la promesse de ne pas juger et/ou critiquer des individus sans connaitre leur parcours et les difficultés qu’ils.elles ont rencontrées.

A la fin de la session, les élèves ont échangé sur le sujet et tou.te.s ont apprécié pouvoir parler ouvertement de ce phénomène mondial, et ont appris beaucoup sur la complexité d’immigrer. Il faut beaucoup de courage pour prendre une telle décision et parcourir ce chemin.

« Aujourd’hui, j’ai beaucoup appris sur les migrants. Je comprends également mieux ma situation et les choix qu’a dû faire ma famille. Je ne me moquerai plus des autres sans connaitre leur parcours. J’ai également découvert de nouvelles facettes de mes ami.e.s. La session a été enrichissante ! » Phước.

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 5 (Hung Vuong) – Les migrations

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 5 (Hung Vuong) – Les migrations

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Séance 6

Les migrations

Programme Ecoles Imagine - Séance n°5 à Hung Vuong - Les migrations

Samedi 27 juin, les 12 élèves du club « Ecoles Imagine » de Hung Vuong se sont retrouvés pour échanger sur la thématique des migrations. Les migrations internes au Vietnam prennent de l’ampleur et nombreuses sont les familles qui souhaitent rejoindre les grandes villes pour améliorer leurs conditions de vie.

Après un brise-glace pour se réveiller et accueillir tous les membres, la première activité a été lancée. Par ce jeu, le but est d’amener chaque élève à réfléchir des migrations de sa famille et ses envies. Il.elle.s ont répondu par écrit à ces 4 questions : lieu de naissance des grands-parents, des parents, son lieu de naissance et l’endroit où il.elle souhaiterait vivre et/ou étudier.

2 élèves sur les 12 ont des grands-parents qui sont nés à l’étranger, aux USA et en Chine. Tou.te.s sont né.e.s au Vietnam ainsi que leurs parents.

La quatrième question est la plus intéressante : plus de la moitié souhaite vivre à l’étranger, sans n’y avoir jamais mis les pieds. Quynh souhaite partir en Corée du sud, Loc au Canada ou encore Ha Nhien au Japon. La principale raison qui les motive est l’espoir d’une vie meilleure. Les séries télévisées leur montrent des conditions de vie qui les font rêver, notamment, il leur parait plus facile de trouver un emploi et d’avoir une éducation de qualité. Certain.e.s ont de la famille qui est partie vivre à l’étranger et il.elle.s souhaiteraient les rejoindre.

Inégalités sociales

La seconde activité encourage les étudiant.e.s à réfléchir sur les différences de situation familiale. Chaque élève s’est vu remettre une petite carte avec un personnage fictif « Mon père est propriétaire d’un restaurant chinois dans le district 5 d’HCMC », « je suis le fils de l’ambassadeur des Etats-Unis à Hanoi », « je suis veuve et j’élève mes 4 enfants, je fais des petits boulots pour les nourrir », etc.

Hoa, le facilitateur, énumère certaines conditions et les élèves font un pas en avant si leur personnage en bénéficie : la famille a une maison individuelle, a accès à internet, chaque membre pratique un loisir, chaque membre a reçu une éducation, la famille part en vacances, etc.

Certain.e.s sont plus avancés que d’autres et Hoa les invite à partager leur ressenti. Hoang se sentait attristée car elle n’a pas avancé d’un pas. Elle a ressenti une certaine honte pour la famille de son personnage.

Duc (qui jouait le personnage d’un enfant devant travailler pour subvenir aux besoins de sa famille) était lui en colère et a décrété que la vie était « injuste ». Que sa famille ne pouvait pas l’élever dans de bonnes conditions et que tous les enfants devaient avoir les même possibilités, que travailler si jeune n’était pas normal.

Les élèves ont échangé sur leur situation, sur le passé de leur personnage, et il.elle.s ont conclu qu’il.elle.s ne pouvaient pas choisir les conditions de leur arrivée au monde, mais qu’il.elle.s avaient le pouvoir de décider de leur futur et d’améliorer leur vie.

Migrer, mais à quel prix

Par petits groupes, les élèves ont débattu sur les difficultés que les migrant.e.s affrontent lors de leur périple : il.elle.s ont décompté de nombreux challenges : difficulté à trouver un emploi, barrière de la langue, trouver un logement, etc. Loc a soulevé que les personnes qui migrent fuient des mauvaises conditions de vie, mais qu’à leur arrivée, il.elle.s sont souvent discriminé.e.s à cause de leur pauvreté ou leur difficulté d’adaptation, et que ce n’est pas juste d’avoir parcouru une telle distance pour se retrouver confronté à de nouveaux problèmes.

Comment lutter contre les discriminations ?

A leur échelle, de nombreux.euses. étudiant.e.s agissent pour venir en aide aux personnes vulnérables et il.elle.s ont souhaité partager leurs idées. Liên a l’habitude de donner de l’argent aux mandiant.e.s, Loc donne ses anciens vêtements à des associations et Kien par exemple donne des cours d’alphabétisation pour enfants de migrant.e.s.

Malgré leur jeune âge, beaucoup sont investis pour réduire les inégalités et permettre à tou.te.s de vivre dans de meilleures conditions.

Samedi 27 juin, les 12 élèves du club « Ecoles Imagine » de Hung Vuong se sont retrouvés pour échanger sur la thématique des migrations. Les migrations internes au Vietnam prennent de l’ampleur et nombreuses sont les familles qui souhaitent rejoindre les grandes villes pour améliorer leurs conditions de vie.

Après un brise-glace pour se réveiller et accueillir tous les membres, la première activité a été lancée. Par ce jeu, le but est d’amener chaque élève à réfléchir des migrations de sa famille et ses envies. Il.elle.s ont répondu par écrit à ces 4 questions : lieu de naissance des grands-parents, des parents, son lieu de naissance et l’endroit où il.elle souhaiterait vivre et/ou étudier.

2 élèves sur les 12 ont des grands-parents qui sont nés à l’étranger, aux USA et en Chine. Tou.te.s sont né.e.s au Vietnam ainsi que leurs parents.

La quatrième question est la plus intéressante : plus de la moitié souhaite vivre à l’étranger, sans n’y avoir jamais mis les pieds. Quynh souhaite partir en Corée du sud, Loc au Canada ou encore Ha Nhien au Japon. La principale raison qui les motive est l’espoir d’une vie meilleure. Les séries télévisées leur montrent des conditions de vie qui les font rêver, notamment, il leur parait plus facile de trouver un emploi et d’avoir une éducation de qualité. Certain.e.s ont de la famille qui est partie vivre à l’étranger et il.elle.s souhaiteraient les rejoindre.

Inégalités sociales

La seconde activité encourage les étudiant.e.s à réfléchir sur les différences de situation familiale. Chaque élève s’est vu remettre une petite carte avec un personnage fictif « Mon père est propriétaire d’un restaurant chinois dans le district 5 d’HCMC », « je suis le fils de l’ambassadeur des Etats-Unis à Hanoi », « je suis veuve et j’élève mes 4 enfants, je fais des petits boulots pour les nourrir », etc.

Hoa, le facilitateur, énumère certaines conditions et les élèves font un pas en avant si leur personnage en bénéficie : la famille a une maison individuelle, a accès à internet, chaque membre pratique un loisir, chaque membre a reçu une éducation, la famille part en vacances, etc.

Certain.e.s sont plus avancés que d’autres et Hoa les invite à partager leur ressenti. Hoang se sentait attristée car elle n’a pas avancé d’un pas. Elle a ressenti une certaine honte pour la famille de son personnage.

Duc (qui jouait le personnage d’un enfant devant travailler pour subvenir aux besoins de sa famille) était lui en colère et a décrété que la vie était « injuste ». Que sa famille ne pouvait pas l’élever dans de bonnes conditions et que tous les enfants devaient avoir les même possibilités, que travailler si jeune n’était pas normal.

Les élèves ont échangé sur leur situation, sur le passé de leur personnage, et il.elle.s ont conclu qu’il.elle.s ne pouvaient pas choisir les conditions de leur arrivée au monde, mais qu’il.elle.s avaient le pouvoir de décider de leur futur et d’améliorer leur vie.

Migrer, mais à quel prix

Par petits groupes, les élèves ont débattu sur les difficultés que les migrant.e.s affrontent lors de leur périple : il.elle.s ont décompté de nombreux challenges : difficulté à trouver un emploi, barrière de la langue, trouver un logement, etc. Loc a soulevé que les personnes qui migrent fuient des mauvaises conditions de vie, mais qu’à leur arrivée, il.elle.s sont souvent discriminé.e.s à cause de leur pauvreté ou leur difficulté d’adaptation, et que ce n’est pas juste d’avoir parcouru une telle distance pour se retrouver confronté à de nouveaux problèmes.

Comment lutter contre les discriminations ?

A leur échelle, de nombreux.euses. étudiant.e.s agissent pour venir en aide aux personnes vulnérables et il.elle.s ont souhaité partager leurs idées. Liên a l’habitude de donner de l’argent aux mandiant.e.s, Loc donne ses anciens vêtements à des associations et Kien par exemple donne des cours d’alphabétisation pour enfants de migrant.e.s.

Malgré leur jeune âge, beaucoup sont investis pour réduire les inégalités et permettre à tou.te.s de vivre dans de meilleures conditions.

Déconfinement : reprise du Programme Ecoles Imagine avec la Séance 5 sur le changement climatique

Déconfinement : reprise du Programme Ecoles Imagine avec la Séance 5 sur le changement climatique

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Séance 5

Le changement climatique

Le Vietnam face au Covid-19

Le pays, par mesure de sécurité, a annoncé la fermeture des écoles début février et l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes. Ces mesures ont été très utiles pour contrer les premiers cas de covid-19. Le 13 mars, les autorités vietnamiennes décidaient la fermeture des frontières aux ressortissants étrangers. Depuis, si une personne était entrée sur le territoire dans les 15 derniers jours ou était suspectée d’avoir été en contact avec quelqu’un présentant des signes du covid-19, celle-ci était automatiquement contactée par les autorités et accompagnée pour se faire tester. Si une personne était positive, elle était confinée à domicile ou elle était conduite dans un « camp de confinement » pendant 14 jours afin de suivre l’avancée des symptômes et éviter la contamination.

La propagation du virus a donc été bien maîtrisée par ces premières mesures, et le confinement général de deux semaines et demi mis en place mi-avril a limité les contaminations.

Le Vietnam a reçu de nombreux compliments pour sa gestion de la crise. Aujourd’hui, le pays a comptabilisé 288 cas, dont 252 personnes sont actuellement guéries, et aucun décès.

Ainsi donc, après plus de 3 mois de fermeture, les écoles au Vietnam ont pu rouvrir lundi 11 mai !

Une prérentrée a eu lieu le jeudi 7 mai : en effet, au Vietnam, ce sont les enseignants et les élèves qui sont en charge de la propreté de leur classe. Chacun a mis du sien pour nettoyer leur environnement de travail et permettre une rentrée dans de bonnes conditions sanitaires.

L’équipe de PE&D s’est joint aux étudiant.e.s pour leur souhaiter la bienvenue, et après un rappel des mesures sanitaires à respecter, la cinquième rencontre du Club Imagine à pu être réalisée ! De plus, la session était sur le changement climatique, sujet très intéressant en cette période de confinement à travers le monde, qui a montré les effets de l’activité humaine sur l’environnement.

Les élèves face au changement climatique

12 étudiant.e.s de Nhan Dao étaient présents pour cette rencontre post-confinement. Hoa, le travailleur social de PE&D, a invité les élèves à partager leur ressenti sur cette période. Beaucoup se sont rapprochés de leur famille et ont profité dans les premiers temps de ces « longues vacances », mais chacun avait très envie de reprendre le chemin de l’école et de retrouver leurs camarades.

La séance avait pour objectif de faire réfléchir les jeunes sur leur environnement actuel, l’idée qu’il.elle.s se font de la nature, pour les emmener à découvrir les causes du changement climatique, les enjeux, autant pour la planète que pour les hommes et les femmes, et enfin, proposer des solutions pour lutter contre ce phénomène.

Après avoir fait un tour de table des idées de chacun.e, Hoa à présenter la première activité : l’« ambassadeur » du climat.

Une personne devait faire deviner, par la parole ou le mime, le mot écrit sur un papier par Hoa. Ce jeu, très vivant et très expressif, a permis aux étudiants d’enrichir leur vocabulaire et d’aborder des concepts clés du sujet : météo, changement climatique, effet de serre, impact, etc.

Sur le même registre, les élèves ont ensuite rempli collectivement un mot fléché géant sur les effets négatifs du changement climatique. Les étudiant.e.s ont été particulièrement impliqués dans l’exercice. Tou.te.s connaissaient le changement climatique, mais sous-estimaient la grandeur du phénomène.  A leur échelle, ils et elles ont noté un changement dans la qualité de l’air pendant le confinement avec la diminution du trafic. Il.elle.s ont alors comparé l’impact dans leur ville à l’échelle de la planète pour se rendre compte notamment, de la pollution visuelle et auditive liée à la circulation.

Les causes du changement climatique

Divisés en deux groupes, les élèves ont réfléchi aux causes du problème. Chaque équipe devait identifier en 3 minutes le plus de causes possibles qui ont un impact négatif sur le climat.

Le premier groupe a identifié 8 causes, le second 12 !

Par exemple, les élèves ont mentionné le trafic excessif dans les villes qui participe à la pollution de l’air (particulièrement visible dans Saigon, ville célèbre pour ses nuées de scooters), la déforestation, la surpopulation ou encore la création de barrage hydro-électrique qui a entrainé la disparition de certaines espèces de poissons dans les eaux des rivières vietnamiennes.

Identifier les causes est une première étape, mais comment pouvons-nous agir pour remédier au changement climatique ?

C’est à cette dernière problématique que les étudiant.e.s ont répondu pour terminer la session. Collectivement, il.elle.s ont chanté une chanson en se passant une balle, lorsque la chanson était terminée, la personne ayant la balle devait citer une action à mettre en œuvre pour diminuer l’impact humain sur le climat !

Prendre de courtes douches, limiter l’usage de la climatisation, marcher au lieu de prendre la mobylette pour de courtes distances, réduire la consommation de viande, favoriser les produits locaux, etc. Les élèves regorgeaient d’initiatives réalisables à leur échelle !

Pour conclure, M. Chi, responsable des relations entre l’école et PE&D, a fait un discours sur l’importance du recyclage à l’école et à la maison !

Les élèves sont prêts à reprendre le chemin de l’école dans de bonnes conditions sanitaires, et sont motivés à mettre en œuvre des solutions écologiques dans leur quotidien, pour que cette reprise soit doublement positive !

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : Suspension temporaire des séances (Coronavirus)

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : Suspension temporaire des séances (Coronavirus)

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : Suspension temporaire des séances (Coronavirus)

Après plus d’un mois d’absence, nous vous donnons des nouvelles des Ecoles Imagine au Vietnam.

Les vacances de Têt ont été plutôt mouvementées avec la découverte du coronavirus. Le 29 janvier, le gouvernement a annoncé la fermeture des écoles pour deux semaines et la déclaration est à chaque fois renouvelée.

La réouverture n’est pas envisagée avant avril. Par conséquent, les clubs Imagine sont en suspens.

Néanmoins, nous restons positifs, le gouvernement montre son soutien et lutte contre la propagation du virus de manière ludique, comme en témoigne la vidéo ci-contre.

✹ Vous pouvez participer ✹

Une campagne helloasso a été créée afin de récolter les fonds nécessaires au bon déroulement des sessions (traduction des supports, achat de matériels, organisation d’une cérémonie…) et permettre ainsi à des jeunes défavorisés de bénéficier de notre programme dans les meilleures conditions possibles.  

Merci de rendre ce projet réalisable !

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 4 (Hung Vuong) – L’égalité de genre

Programme Ecoles Imagine au Vietnam : séance 4 (Hung Vuong) – L’égalité de genre

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Séance 4

L'égalité de genre

Programme Ecoles Imagine - Séance n°4 à Hung Vuong - L'égalité de genre

13 juin 2020.

Après une longue période de pause liée au covid-19 et à la reprise progressive des cours au Vietnam, nous avons enfin pu retrouver les élèves de l’école professionnelle de Hung Vuong et poursuivre le club Imagine !

Néanmoins, peu d’élèves ont repris les cours. La crise sanitaire a entrainé une crise économique pour beaucoup de familles d’étudiant.e.s et certain.e.s ont dû trouver un travail pour aider financièrement leur famille. 12 élèves ont participé au club.

La première activité a amené les étudiant.e.s à débattre de la place des hommes et des femmes dans la société. Les deux sexes se sont vus attribuer une valeur : 5000 pour les filles et 2000 pour les garçons. Il.elle.s devaient alors se regrouper pour atteindre les sommes demandées par Hoa (le facilitateur). Il y avait seulement 2 filles dans la classe, et cette disparité à montrer qu’il était complexe d’atteindre les totaux lorsqu’ils étaient élevés. Après un échange entre les étudiant.e.s, il.elle.s ont conclu que lorsque la parité n’est pas atteinte, les décisions prises par exemple, ne reflètent pas la réalité comme les hommes, en général plus nombreux, sont plus représentés.

Homme et femme, quelle différence ?

Répartis en 3 groupes, les élèves ont énuméré les différences qu’il.elle.s connaissaient entre les deux sexes. Chaque groupe a énuméré de nombreuses caractéristiques, principalement physiques : pour eux.elles, la principale différence repose sur les organes reproductifs.

Hoa les a alors encouragés à pousser leur réflexion, sur ce qu’une femme représente pour la société vs ce qu’un homme représente, et les étudiant.e.s ont énuméré de nombreux stéréotypes : le rose est pour les filles, le bleu pour les garçons ; l’homme apporte le revenu au foyer, la femme reste à la maison, etc.

Pour faire suite à cet échange, Hoa a invité les groupes à discuter des inégalités de genre qu’il.elle.s connaissent : Inégalité salariale, inégalité face à l’emploi, double charge mentale pour les femmes, les femmes sont plus sujettes à la violence, etc.

Au Vietnam, la tradition familiale prime et les femmes, bien que leur rôle soit essentiel pour maintenir la famille unie, sont moins bien considérées en société.

Pour terminer, les élèves ont proposé à tour de rôle des solutions pour réduire les inégalités de genre. Pour Minh Anh, il faudrait améliorer la communication sur la thématique pour que les hommes et les familles prennent conscience des inégalités. Loc a suggéré que la parité dans les institutions et les entreprises soit imposée.

En milieu urbain, le Vietnam compte 96 hommes pour 100 femmes. Ce ratio alarme les autorités locales qui se posent la question de l’avenir des hommes qui ne pourront se marier et fonder une famille, mais la question de l’investissement des femmes dans la société reste sous silence.

13 juin 2020.

Après une longue période de pause liée au covid-19 et à la reprise progressive des cours au Vietnam, nous avons enfin pu retrouver les élèves de l’école professionnelle de Hung Vuong et poursuivre le club Imagine !

Néanmoins, peu d’élèves ont repris les cours. La crise sanitaire a entrainé une crise économique pour beaucoup de familles d’étudiant.e.s et certain.e.s ont dû trouver un travail pour aider financièrement leur famille. 12 élèves ont participé au club.

La première activité a amené les étudiant.e.s à débattre de la place des hommes et des femmes dans la société. Les deux sexes se sont vus attribuer une valeur : 5000 pour les filles et 2000 pour les garçons. Il.elle.s devaient alors se regrouper pour atteindre les sommes demandées par Hoa (le facilitateur). Il y avait seulement 2 filles dans la classe, et cette disparité à montrer qu’il était complexe d’atteindre les totaux lorsqu’ils étaient élevés. Après un échange entre les étudiant.e.s, il.elle.s ont conclu que lorsque la parité n’est pas atteinte, les décisions prises par exemple, ne reflètent pas la réalité comme les hommes, en général plus nombreux, sont plus représentés.

Homme et femme, quelle différence ?

Répartis en 3 groupes, les élèves ont énuméré les différences qu’il.elle.s connaissaient entre les deux sexes. Chaque groupe a énuméré de nombreuses caractéristiques, principalement physiques : pour eux.elles, la principale différence repose sur les organes reproductifs.

Hoa les a alors encouragés à pousser leur réflexion, sur ce qu’une femme représente pour la société vs ce qu’un homme représente, et les étudiant.e.s ont énuméré de nombreux stéréotypes : le rose est pour les filles, le bleu pour les garçons ; l’homme apporte le revenu au foyer, la femme reste à la maison, etc.

Pour faire suite à cet échange, Hoa a invité les groupes à discuter des inégalités de genre qu’il.elle.s connaissent : Inégalité salariale, inégalité face à l’emploi, double charge mentale pour les femmes, les femmes sont plus sujettes à la violence, etc.

Au Vietnam, la tradition familiale prime et les femmes, bien que leur rôle soit essentiel pour maintenir la famille unie, sont moins bien considérées en société.

Pour terminer, les élèves ont proposé à tour de rôle des solutions pour réduire les inégalités de genre. Pour Minh Anh, il faudrait améliorer la communication sur la thématique pour que les hommes et les familles prennent conscience des inégalités. Loc a suggéré que la parité dans les institutions et les entreprises soit imposée.

En milieu urbain, le Vietnam compte 96 hommes pour 100 femmes. Ce ratio alarme les autorités locales qui se posent la question de l’avenir des hommes qui ne pourront se marier et fonder une famille, mais la question de l’investissement des femmes dans la société reste sous silence.

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