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Séance 3

L'échange et la confrontation des points de vue

A l'école de Hung Vuong - samedi 4 janvier 2020

La session 3 du programme Imagine s’est déroulée samedi 4 janvier, de 9h à 11h30, avec Hoa comme facilitateur et Isabelle de PE&D.

14 étudiant.e.s, dont 2 filles, ont participé !

La séance était sur le thème de l’échange et de la confrontation des points de vue.

Pour commencer, les étudiant.e.s ont fait des petits brise-glaces pour introduire la séance. Le premier était notamment le jeu des 7 différences. L’objectif ici était de montrer aux étudiants qu’en apparence les deux images paraissent identiques, mais que lorsque l’on s’intéresse aux détails, elles comportent des différences. Par groupes de 4, les élèves se sont pris au jeu et ont apprécié l’activité. Ils.elles ont appris qu’il y a plusieurs façons de comprendre un même problème et qu’il y a toujours plusieurs facettes à un enjeu sociétal. Il est donc important de partager ses opinions pour avoir une vision holistique des problèmes.

 

« Suivez le chef ! »

Le second jeu s’apparente à celui du.de la « chef.fe d’orchestre ». Tous.tes les étudiant.e.s s’assoient en cercle, un.e leader sera alors désigné.e pour réaliser une série de gestes de son choix, que les autres élèves devront reproduire. Avant de désigner le.la chef.fe d’orchestre, une personne sort de la salle, et ce sera à elle de retrouver ensuite qui est le.la meneur.se. Le.la chef.fe d’orchestre doit changer de mouvements et être suivi.e par ses « musiciens.nes » très rapidement, pour que la personne extérieure au cercle ne le.la repère pas. S’il.elle désigne la bonne personne alors il.elle revient s’asseoir dans le cercle et celui.celle qui était le.la leader prend sa place. Les étudiant.e.s ont beaucoup ri durant ce jeu et ont également pu dévoiler leurs meilleurs mouvements issus des chorégraphies de K-Pop en vogue au Vietnam.

Débats

Cette activité a pour objectif de donner aux étudiant.e.s la possibilité de prendre position sur une thématique sociétale actuelle et de la défendre. Avec l’aide d’une affiche divisée en deux parties « Je suis d’accord » et « Je ne suis pas d’accord », les élèves choisissent un camp et doivent expliquer leur avis. Différents sujets ont été proposés : encourager un.une ami.e à arrêter de fumer, ramasser les ordures, l’acte de jurer, aider quelqu’un dans le besoin, etc.  

Après toutes ces interactions, une pause s’impose ! Chacun.e était ravi.e de discuter librement et de savourer les fruits du dragon, mangues, pommes et autres fruits pendant ce moment convivial !

Le procès fictif

Les élèves se sont répartis en groupes de 4 ou 5 pour jouer des petits procès fictifs. Il.elle.s se sont assigné.es différents rôles pour rendre les situations plus concrètes : l’avocat.e, l’accusé.e, le.la juge, la victime et la.le témoin. En fonction de leur rôle et de la situation, ils ont dû jouer un certain personnage, ce qui les a obligés à prendre une certaine position. Il.elle.s ont échangé  à la fin sur leur perception du problème et leur ressenti face à la situation.

Les procès abordaient de nombreux sujets actuels : être en couple, grossesse précoce, mariage, etc.

Ici aussi, l’objectif était pour les élèves de comprendre qu’il faut observer un problème sous tous ses angles avant de prendre une décision finale, qui peut avoir un impact important sur la vie d’une personne. On dit souvent, qu’il ne faut pas oublier la partie cachée de l’iceberg : échanger son point de vue permet de mieux comprendre et analyser une situation.

Hoa leur finalement rappelé qu’en participant au projet imagine il.elle.s s’engageaient à venir à toutes les séances afin de pouvoir réaliser, lors de la deuxième partie du programme, leur projet sur un sujet sociétal important à leurs yeux !.

A l'école de formation professionnelle de Nhan Dao - jeudi 2 janvier 2020

La troisième session s’est déroulée le jeudi 2 janvier à Nhan Dao sur le thème « Comment confronter différentes opinions et respecter les autres ? »

23 étudiant.e.s nous ont rejoint pour une autre session Imagine forte en émotions !

Après un petit jeu brise-glace sportif pour se dégourdir, il.elle.s ont commencé la première activité. L’objectif est d’améliorer la coordination « œil-main » par le jeu du « Lady, tiger, hunter ! », qui s’assimile à notre « pierre, feuille, ciseaux ».

 

Pour répondre au thème de cette séance, le deuxième jeu était basé sur la sensibilisation au genre, par les différents stéréotypes qui lui sont liés. La classe était divisée en deux groupes : les poules et les coqs. Le premier groupe devait dire une action en lien avec le coq et l’autre devait lui répondre. Nous avons donc eu la poule qui a séduit le coq, mais le coq l’a rejeté. La poule lui a pardonné. La poule est plus sage mais le coq est plus sophistiqué. Le coq a manipulé la poule et la poule a respecté le coq.

Mr Hoa a relevé quelques mots que les élèves ont employés sur une feuille et a demandé aux étudiant.e.s de les définir. Des stéréotypes sur les comportements des filles et les garçons ont ainsi été révélés : les femmes sont plus délicates, gentilles et indulgentes, elles ont plus de respects pour les hommes. Au contraire, ceux-ci sont perçus comme forts et parfois agressifs.

 

Perceptions

Mr Hoa a projeté une image d’un 9, incliné à 90 degrés : quel est alors ce chiffre ? Les élèves ont eu beaucoup de difficultés à affirmer s’il s’agissait toujours d’un 9 ou plutôt d’un 6. Le facilitateur a alors expliqué qu’il pouvait y avoir plusieurs perceptions pour un même  problème et que dans cet exercice, le chiffre peut être à la fois un 6 et un 9 en fonction de l’angle de vue que l’on choisit.

Sur le même thème, les élèves ont dû comptabiliser le nombre de visages cachés dans la photo ci-contre. Aucun des groupes n’a trouvé le même nombre de visages, ce qui démontre que chacun regarde sous un angle spécifique un problème et qu’il faut prendre le temps d’analyser et d’écouter les points de vue de tous.

 

Débats

La session de débat est ouverte ! Chaque étudiant.e a eu l’opportunité d’échanger son idée sur un problème social important pour lui.elle. Répartis en quatre groupes, il.elle.s ont reçu une affiche divisée en deux colonnes : « Je suis d’accord » vs « je ne suis pas d’accord ». Les élèves ont dû choisir une position sur le sujet et la défendre devant la classe. Les sujets traitaient du fait d’encourager un.e ami.e à arrêter de fumer, de jurer, de ramasser les ordures, aider quelqu’un dans le besoin, etc.

Pour Thanh Tuyen, il n’y a pas besoin d’aider un.e ami.e à arrêter de fumer. Il est important de lui présenter les effets néfastes de la cigarette, mais il est de la responsabilité individuelle de chacun de fumer ou non. Au contraire, pour Thien Phuoc, il faut encourager ses ami.e.s à arrêter de fumer, car c’est une responsabilité collective d’aider ses proches. Quoc Anh partage cette idée, car fumer affecte également les personnes autour qui respirent le même air.

Sur le sujet des injures, quelques étudiant.e.s ont partagé qu’il.elle.s acceptent quand leurs ami.e.s en disent, car cela signifie que la personne est en confiance dans un groupe et que jurer peut être une méthode pour relâcher son stress. Au contraire, pour les autres, jurer est inacceptable et nuit au groupe dans son ensemble.

L’activité a porté ses fruits et à permis à chacun de prendre position et de s’exprimer sur des problèmes sociaux actuels. Certains étudiants très doués pour débattre se sont montrés très enthousiastes !

Pour se détendre après toutes ces interactions, nous avons profité d’une pause thé fort agréable. Huu Nhat a ensuite entamé une chanson que tout le monde a repris en cœur.

 

Le procès fictif

Par groupe les élèves vont de nouveaux débattre sur un sujet de société : être en couple, l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Les élèves se sont alors répartis les rôles du juge, de l’avocat, du plaignant et de l’accusé.

Le premier « procès » était sur le sujet de la cohabitation qui a conduit à une grossesse précoce. L’avocat du plaignant a argumenté sur le fait que c’était contre la loi d’avoir des relations sexuelles avant 18 ans, et que même si les deux personnes vivaient sous le même toit, elles n’étaient pas mariées ce qui rendait l’accusé coupable. Les retours des élèves sur ce procès ont montré qu’il n’était pas spécifié que le couple avait moins de 18 ans, l’avocat ne peut alors pas se prononcer sur la culpabilité de l’accusé.

Le second cas concernait le mariage entre deux personnes de même sexe. Les élèves se sont montrés très créatifs et ont mis en scène une petite pièce de théâtre dans laquelle deux jeunes hommes étaient critiqués par les parents d’un des deux garçons. Les parents ont ensuite porté plainte contre l’amant de leur fils pour l’avoir séduit. Pour l’avocat, il ne s’agit pas d’un crime car dans l’histoire vietnamienne on dénombre d’autres histoires d’amour entre des personnes de même sexe. L’amour n’a pas de limite et le sexe n’est pas l’aspect le plus important de l’amour. Les élèves ont également abordé la thématique des techniques modernes médicales pour que les couples homosexuels puissent avoir des enfants. Les élèves ont beaucoup de connaissances des lois et des réglementations en vigueur sur ces sujets. Pour certains, étant donné que le mariage entre des personnes du même sexe n’est pas spécifiquement autorisé par la loi, cela est illégal, or, ils reconnaissent que ce n’est pas interdit, donc le couple peut rester ensemble.

Le dernier procès a permis de continuer la discussion sur les grossesses précoces et les étudiants ont trouvé la situation scandaleuse ! Un étudiant sorti dans un bar, buvait un coup lorsqu’il a rencontré sa professeure. Elle lui a demandé de venir chez elle pour étudier, mais ils ont fini par avoir une relation intime. La professeure est tombée enceinte et a intenté un procès contre le jeune homme. Les étudiant.e.s ont laissé leur imagination déborder et il a été conclu que la plaignante était en réalité l’accusée : la professeure a alors été condamnée à perpétuité.

Pour conclure la session, les facilitateurs leur ont rappelé que chacun peut avoir un point de vue différent et qu’il est important de partager son opinion pour en débattre, tout en respectant les autres.

Il.elle.s leurs ont également demandé d’être présents à chaque session pour préparer dans de bonnes conditions leur projet final !

 

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