STOP à la pollution plastique !

à la découverte du flipflopi project

En ce début juin où nous commençons enfin à retrouver une vie normale, nous vous invitons  à découvrir une formidable démarche en faveur du développement durable : le Flipflopi Project.

« Prendre conscience de l’urgence à sauver non pas le monde,
mais plutôt la beauté du monde ! Car, a priori, le monde survivra.Mais dans quel état ? »
Frédérique Bedos
En mars dernier, les deux jeunes fondateurs de l’agence UMBER, Louise et Loïc, ont participé à une expédition exceptionnelle dans le cadre du Flipflopi Project. Ils ont fait le tour d’un des plus grands lacs au monde mais, malheureusement, également l’un des plus pollués, le lac Victoria, sur un bateau entièrement constitué de plastiques recyclés. Objectif : sensibiliser les quelque 47 millions d’habitants des trois pays alentours (Kenya, Ouganda et Tanzanie) à la lutte contre le plastique à usage unique. Souscrivant pleinement à ce bel engagement environnemental, nous avons décidé de soutenir leur action.

La réduction des pollutions plastiques, un enjeu mondial

Tellement pratique ! Bon marché, résistant et facile à produire, d’une durée de vie quasi illimitée, le plastique a tout pour plaire… à court terme. Mais à long terme, il représente une catastrophe écologique aux nombreux impacts, d’ordre économique, social, sanitaire…
Selon le WWF*, quelque 100 millions de tonnes de plastiques sont déversés chaque année dans la nature, polluant terres, rivières et océans, menaçant non seulement la beauté du monde, la vie sauvage et  les écosystèmes, mais aussi notre santé : les macro, micro et nano-plastiques affectent la qualité des sols, de l’air et des eaux. Ils sont notamment ingérés par les espèces animales que nous mangeons ensuite. 
Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, la quantité accumulée dans l’océan pourrait atteindre 300 millions de tonnes d’ici 2030.  D’aucuns annoncent même qu’en 2050, il y aura dans nos mers plus de plastiques que de poissons ! 
Afin de lutter contre la pollution et le gaspillage, la France a décidé en 2020 de bannir les produits en plastique à usage unique à horizon 2040, dont certains (touillettes à café, couverts jetables…) dès juillet 2021, conformément à une directive européenne.

* Pollution plastique, à qui la faute ?

Récupération et recyclage, la solution préconisée par le Flipflopi Project

C’est en voyant les plages kényanes salies par les déchets plastiques qu’un amoureux de l’Afrique de l’Est, Ben Morison, a pris conscience du problème et décidé, en 2015, de « faire sa part ». Convaincu que la solution passe par la récupération et le recyclage, il s’est associé à un environnementaliste kényan, Dipesh Pabari, et à un charpentier spécialisé en bateaux, Ali Skana, pour en faire la preuve. Ils ont ainsi construit en 2017 le premier voilier au monde (9 mètres) entièrement fabriqué à partir de déchets plastiques. Les détritus (une dizaine de tonnes) ont été ramassés dans les villes et les plages du Kenya et le bateau a été recouvert de 30 000 tongs (en anglais « flip flops ») récupérées

« Nous n’avons pas seulement construit un bateau. C’est un boutre, une embarcation dont la structure est inchangée depuis plus de 2 000 ans, qui a permis le commerce et relié l’Afrique à l’Asie. Cela montre bien que les solutions locales et traditionnelles existent déjà face aux problèmes actuels et mondiaux. » Dipesh Pabari**

Le Flipflopi, un outil de sensibilisation massive

Pour porter leur message positif, Ben et ses acolytes ont organisé plusieurs voyages en Afrique de l’Est avant d’entreprendre, en mars 2021, cette expédition sur le lac Victoria. Le périple, soutenu entre autres par l’ONU, était ponctué  de nombreux événements. Afin de toucher tous les niveaux de la société, les militants ont, à chaque escale, rencontré des chefs d’entreprise, des dirigeants communautaires, des défenseurs de l’environnement, des décideurs politiques, des pêcheurs, des universitaires et des écoliers. Eric Loizeau, le navigateur français et vainqueur de nombreuses transats, faisait partie de l’aventure. En France, plus de 300 écoles ont été mobilisées pour suivre le parcours.

« L’idée est de rassembler la communauté est-africaine qui partage la ressource que constitue le lac Victoria. Sans consensus sur la législation, c’est une bataille perdue d’avance, puisque quand vous jetez une bouteille dans les eaux ougandaises, elle finit sur les rives kényanes. » Dipesh Pabari**

** En Afrique de l’Est, la lutte contre la pollution du lac Victoria se poursuit

Un beau symbole pour transformer la prise de conscience en action !

Leur prochain défi ? Construire un bateau deux fois plus grand pour faire le tour du monde.
Une superbe illustration de l’esprit Imagine !

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